‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 127 sur 409 · Ibn Hordadbeh, p · texte numérisé non relu

Ibn Hordadbeh, p

."). Etabli on rétabli par Nicéphorc, il lui supprimé i)cu après sa mort- O fut Basile lî qui le remit en honneur. Cf. Du Gange au mot « iAAT.Xr.^uov », Sclilumbcrger, Basile IL p. 337,

couvrir les frais de réfection et d'entretien des murs. Il y en avait probablement bien d'autres. Dans les thèmes une des charges les plus lourdes était l'impôt postal. Autrefois le fisc supportait une partie des dépenses occasionnées par les postes impériales ; mais dès l'époque de Justinien ou peu après son règne, la charge en revint complètement aux villes et aux villages par lesquels passait ce service gouvernemental. Là. les habitants étaient dégrevés de tous autres impôts, mais ils devaient entretenir de leurs deniers les stations postales, les routes et les ponts, fournir les chevaux et autres bêtes de somme ^. Bien plus, ils devaient aux voyageurs, toujours gens d'importance — ambassadeurs, fonctionnaires, évêques — le gîte et le couvert, tout comme les habitants de l'Empire devaient aux représentants de l'autorité des prestations en nature : viandes, oiseaux, huile, pain, etc., ce qui revenait à leur fournir, à eux aussi, le gîte et le couvert '-. Cet impôt est appelé dans l'Epanagoge « £7:iot,[jltiT',xo'1 ».

Ces dernières charges n'enrichissaient qu'indirectement le Trésor. Il n'en allait pas de même des impôts sur les douanes et les marchés u 7:x^T,yJp',a ». Théophane nous apprend que lorsque Constantin, fds d'Irène, s'en alla à Ephèse, il réduisit l'impôt payé par cette ville à ce sujet, impôt qui s'élevait à cent livres d'or par an '^ Sa mère en fît autant à Abydos et à Ilieros, à la grande joie de la population qui en éprouva un grand bien *. Ces impôts en effet étaient forcément très lourds car il semble bien qu'ils étaient fixés par avance d'après le tarif habituel des places commerçantes sans égard aux mille aléas qui pouvaient survenir au cours de l'année.

1. Skabalanovic, p. 279-280. C'est ce que VEpanagoge appelle les <- o^foiot-x'. » (Tit. VII, 8, 77).

2. Ces renseignements proviennent d'auteurs postérieurs comme Psellos (Cf. Skabalanovic, loc. cit. et., p. 282). Néanmoins en confrontant les renseignements donnés par les auteurs du xr siècle avec les rares données que nous possédons pour des époques antérieures, j'ai pu me convaincre que dans leurs grandes lignes ces renseignements pouvaient être vrais aussi pour la fin du ix" siècle. Les bouleversements opérés, parfois avec raison, par Nicéphore dans les affaires financières n'eurent aucune suite. A sa mort les choses revinrent en l'état dans lequel il les avait trouvées à son avènement et qui n'était autre que celui que Justinien avait établi et que les Empereurs iconoclastes modifièrent en certains points.

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