Theoph., p
'j. Ibid., p. 950.
Il8 BASILE I
Enfin trois sources de levcniis do grande importance nous sont bien connues — les deux premières surtout — par les récits des chroniqueurs et les textes juridiques : la confiscation et les amendes, l'héritage et la frap])e à bas titre des monnaies. Basile, plus dune fois, fit usage de la confiscation pour punir de fautes qu'il ne pardonnait pas. Tel fut, par exemple, le cas pourThécla à la suite de ses relations avec Neacomites. Le Prochiron cite, en outre, plusieurs fautes qui entraînaient la confiscation. Un époux adultère voyait ses biens confisqués par le fisc ' ; si le délit a été commis avec une esclave n ooj).r, » cette dernière était vendue hors de leparchie et une partie du prix allait au Trésor -. De même encore pour cause de religion, il pouvait y avoir saisie et confiscation des biens du délinquant au profit de l'Etat -K Le meurtre commis par un noble était puni de l'exil et de la confiscation *. Souvent employé, ce système devait évidemment être une bonne et facile proie pour le Trésor qui semble, malheureusement, en avoir trop goûté la commo dite. — L'héritage devait être moins fréqueiiL Cependant, comme à Rome, il arrivait que de grands seigneurs léguassent leur fortune à l'Empereur. C'est ce que fit Daiiielis lorsqu'elle mourut et nous avons vu que Léon en profita royalement. Toutefois, un autre cas pouvait se présenter. C'était quand un bien tombait en déshérence par suite de la mort, sans héritier désigné, de son propriétaire. Le Trésor, d'après une novelle de Basile, s'appropriait la fortune mobilière ou immobilière, h l'exception des esclaves qui devaient être mis sans retard en liberté et jouir de tous les droits d'un homme libre \ En outre — et c'est encore dans tous les temps une sorte d'héritage — il paraît bien y avoir eu, à partir de Mcephore, un impôt sur les successions ; mais nous n'avons, à ce sujet, aucun détail précis ^. Quant à la frappe des monnaies à bas titre elle ne paraît avoir été en usage h Byzance. que dans des cas extrêmes. Lors-