‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 129 sur 409 · Monnier, op. cit., 1890, p. 8G · texte numérisé non relu

Monnier, op. cit., 1890, p. 8G

qu'il ne restait plus rien dans les caisses, alors les Empereurs émettaient des monnaies au-dessous du titre en monnayant dans une livre plus de nomismes que le poids ne le permettait. Très certainement Basile n'eut jamais recours à ce moyen car les chroniqueurs n'eussent pas manqué de nous le dire, rien n'étant plus antipathique à la nation que cette façon détournée de se procurer des ressources ' .

Il reste, en terminant ce chapitre sur l'administration financière de l'Empire byzajitin au ix® siècle à dire quelques mots de la question monétaire et des deux corporations qui s'occupaient spécialement des affaires d'argent, les u arguropratai » et les (( trapezitai. » Aux ix" et x* siècles, quatre sortes de monnaies servaient aux besoins quotidiens de la vie comme aux paiements de ou à l'Empire : le nomisma, le miliarision, le keraton, le foUis, toutes monnaies réelles par opposition à la livre « A'iTpa » qui n'avait qu'une valeur de compte. C'est donc le nomisma que l'on peut prendre comme unité pour se rendre compte du système monétaire usité à Byzance. Or, le nomisma ou sou d'or — il y en avait 72 à la livre et 100 livres faisaient un (( xsvTsvap'.ov » — avait une valeur égale à douze miliarisia, le miliarision une valeur égale à deux kereta, le keraton une valeur égale à douze folles '-. Le nomisme pouvait être d'or ou d'argent, mais généralement d'or ^, le miliarision était toujours d'argent, le foUis, toujours de cuivre. Toutes ces monnaies furent, en général, depuis Léon III, frappées à Gonstantinople ; cependant il nous reste encore du règne de Basile, des monnaies frappées à Naples et à Gherson ^. Ces monnaies que chaque Empereur faisait, à son avènement, marquer de son effigie, n'avaient pas toujours, à l'époque de Basile, également cours. La célèbre novelle LU de Léon VI en fait foi. Facilement,

Page 1