Skabalanovic, p
2. Nicole, Le Livre du Préfet, i6'3 ; Théophane, 882''''; Sabatier, i, 46, 55.
3. Le nomisme d'or était probablement la même chose qne 1' « û>.oxotîv'.v. » '». Revue Xumism., 1849, P- ^45.
on rejetait les pièces ancienmes pour ne se servir que des récentes, sans doute celles mêmes qui avaient été émises durant le règne sous lequel on Avivait '.
Il est assez malaisé de déterminer la valeur intrinsèque, comme la valeur commerciale des monnaies byzantines. Trop d'éléments nous font aujourd'hui pour cela défaut. Dureaudela Malle estimait que la livre dor pesait 826 gr. 33 et valait environ i,o34 francs. A la suite de recherches personnelles au Cabinet des Médailles je suis arrivé à un chiffre approximativement semblable. Les monnaies d'or conservées à Paris, qu'elles soient du temps de Michel, de Basile ou de Léon, pèsent toutes entre 4 gr. 37 et 4 gi". 25 et ont, invariablement, deux centimètres de diamètre. Or, cette différence de j)oids est sans importance. Simplement à considérer les pièces, on se rend comiDte de la façon dont elles étaient fra])pées. Les ouvriers avaient une barre d'or — cet or était à cette époque presque sans alliage et de belle couleur jaune — et dans cette barre d'un poids toujours fixe, on marquait soixante-douze nomismata avec un outil portant, d'un côté, l'empreinte impériale, de l'autre, soit la figure du Christ, soit une légende, puis on découpait plus ou moins habilement chaque pièce de monnaie avec des ciseaux ou un
I. Il nous osl parvenu divers types de ntonnaies frappées sous Basile. Sur les premières il est représenté avec Michel qui porte — chose à remarquer — le titre d' « imperator » tandis que Basile n'a que le titre de « Rex », fait intéressant qui montre qu'entre l'Empereur et son associé, il n'y avait pas égalité parfaite. Seul, le Basileus pouvait se dire Empereur. On laissait aux souverains barbares, francs et germains, le titre de « Rex » (Cf. Liutprand, Leg., n, p. 3^7 et la fameuse lettre de Louis II à Basile). Sur les autres types, suivant l'époque, il y a Basile seul, avec Eudocie, avec ses fils associés : Constantin d'abord, puis Constantin et Léon, puis Léon, enfin Léon et Alexandre. L'Empereur est toujours représenté barbu ; parfois il porte un diadème en forme de mitre, le u camelaucium », tantôt le diadème ordinaire ; ses mains tiennent, en général, le globe crucigère ou le labarum et un livre, probablement FEyangile. Quant aux légendes, jusqu'en 776 environ, elles étaient toujours en latin; seuls les chiffres étaient en grec (Ersch et Gruber, I, p. 8G, p. 5). A cette époque elles sont frappées en grec et cela jusqu'au règne de .Michel et Basile où nous retrouvons la légende latine et la légende grecque. Au cours du règne personnel de Basile, nous avons tantôt l'une ou l'autre légende. La face porte parfois « D. N. Basilius P. F. Perpetuus » et l'envers la figure du Christ avec « IhSxOS Rex regnantium » ; d'autre fois l'exergue est en grec « basil-ios sh Bso basileus RoniîOh ». Toutes les pièces, cependant, ne sont pas sur ce type. Un certain nombre porte simplement dans le champ un B et au revers une croix fleuronnéo sur deux degrés et accostée de deux globules.
autre instrument. De là vient que les pièces ne sont jamais absolument rondes, (jne leurs contours sont plus ou moins tailladés et que certaines pièces peuvent avoir un poids légèrement inférieur aux autres par suite de la conformation même de la barre d'or.
Si maintenant on compare ce poids à nos monnaies d'or actuelles dont ralliagc est de i pour 9, nous pouvons évaluer leur valeur, en chiffre rond, à i5 francs. La livre d'or byzantine aurait donc pesé entre 3o5 gr. 90 et 3i^ gr. 6 ^j et aurait valu environ 1,080 francs^.
Mais une autre question se pose, plus intéressante à coup sûr. C'est la valeur réelle et journalière de l'argent. Là, évidemment, il ne peut y avoir que des conjectures assez peu solides. Si l'on prend la valeur du blé comme base de la valeur de l'argent, nous avons quelques renseignements pour l'époque de Basile et les époques suivantes. Gedrenus - raconte, en effet, qu'à un certain moment, sous Basile L', par suite des vents, les navires qui apportaient à Byzance les chargements de blé n'arrivèrent pas ou arrivèrent fort avariés. Le prix du blé monta incontinent à un nomisme les deux medimnes ^. Lorsqu'il apprit la chose, l'Empereur fixa le taux de la vente à un nomisme les douze medimnes. Donc, d'après ce renseignement, le blé aurait valu, en temps de disette, légèrement moins qu'il ne vaut actuellement, en France, aux époques ordinaires. Or, vu qu'en cette circonstance Basile voulut, évidemment, faire une charité, on peut, je crois, conclure, en laissant une marge, que le blé pouvait valoir, habituellement, un miliarision le medimne ou I fr. 20 les cinquante deux litres et demi. Cependant, quelques années plus tard, sous le règne de Romain IL par suite de la famine, au dire de Syméon Magister*, le blé monta à un 110 niisme les quatre modii ; puis il redescendit au taux normal de un nomisme pour huit modii. Ce renseignement, qui diffère à coup sûr, et considérablement du premier, se trouve encore
1. Ou sait que iiolic |)i('cc (ic lo Iriiics (ji'sc o <jrr. •<•>!) cl noir." pii'cc d'or do f) francs i gr. Gi3.