‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 131 sur 409 · Codronus · texte numérisé non relu

Codronus

3. A l'époque romaine le medimne soit grec, soit sicilien, égalait ôa 1. 53 el correspondait à 6 modii (MarquardI, p. 92-93). Peut-être au ix'' siècle le medinuie correspondait-il à 8 modii.

\. Sym. Mag., Vil. Rom. Consi., Porphyr. JH., ch. m. 821.

complélé par Kodâma qui fixe à 16011 17 francs l'hectolitre do bléi.

Enfin, un troisième renseignement qui tendrait à coiiuborer l'histoire de Cedrenus nous est donné pour les années qui précèdent le règne de Nicéphore Phocas. Trente ou quarante ans avant l'époque qui vit monter sur le trône le glorieux général, pour un nomisme, on avait du blé de quoi charger deux ânes. Il semble donc, tout compte fait, que la vie ne devait pas être très coûteuse à Byzance et on s'explique dès lors que les contemporaains de Théodora pouvaient, sans exagération, estimer que le trésor était très prospère quand il recelait un million environ. Deux faits, du reste, — dont l'un, il est vrai, bien postérieur, — tendraient cependant à corroborer tout ceci : Un hagiographe en racontant l'histoire d'un paysan de Paphlagonie, Métrios, qui vivait sous Léon Yl, estime qu'avec i,5oo nomismes un homme était très riche -. Au xni*" siècle, d'autre part, après les croisades, alors que l'Empire était appauvri, que l'or devait être plus rare, on estimait qu'un riche propriétaire pouvait mener une existence honorable avec quarante nomismes par an ^. En disant donc qu'à Constantinople au ix^ siècle, on pouvait vivre largement avec le double environ, nous aurons chance, peut-être, d'arriver à une approximation qui ne sera pas trop éloignée de la vérité^ d'autant plus que le Prochiron semble confirmer tout ceci en considérant comme riche l'homme qui, pour une faute infamante pouvait payer une livre d'or comme punition*. Les nombreux chiffres donnés dans le livre des Cérémonies confirment, à leur tour, — quoique, en vérité, assez vaguement, — ces quelques renseignements. C'est ainsi qu'un membre de la petite hétairie recevait quarante nomismes. Faut-il considérer ce chiffre comme un revenu suffisant pour vivre, même au Palais ? Probablement, car ces officiers faisaient un service de garde qui n'était point un simple honneur et avaient donc droit à un traitement ; mais, d'autre part, ce devait être somme assez juste car nous voyons qu'ils peuvent augmenter leurs revenus en a ersant un capital supérieur à celui que leur procurent les seize livres qu'ils ont payées en entrant au

1. Kodâma, Barbier de Mcynard, Journal asint., i8G5, t. V, p. 2^1 '.

2. Synax. Select, dans le Synax. de l'Eglise de Cple, i*^' juin, p. 722-728.

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