Prochir., *XXXIX, G5, p. aôi
ET l' EMPIRE BVZAMIN 123
service. Nous avons là. eu outre, uu renseignement précieux car il nous indique, probablement, quel était l'intérêt approximatif de l'argent: environ du 3 1/2 '.
Je ne me dissimule point tout ce qu'il y a de conjectural dans ces calculs. En s'appuyant sur d'autres textes du livre des Cérémonies il est possible qu'on puisse arriver à des calculs peut-être différents ; de plus, il n'est pas douteux qu'en maints endroits il y a des erreurs manifestes de chiffres provenant des copistes et qui arrêtent toute déduction. Néanmoins, il m'a semblé utile et intéressant de grouper ces quelques faits qui peuvent au moins, à défaut d'une complète certitude, nous faire comprendre quelque chose du mécanisme de la vie byzantine et de ses conditions d'existence.
Depuis longtemps déjà les ateliers monétaires répandus dans l'Empire étaient fermés et c'était à Gonstantinople, en règle générale, que se frappaient les monnaies d'or et d'argent-. Les ateliers se trouvaient sur la Mesa -^ et ce n'était que là qu'il était permis de battre monnaie. Naturellement, les monnayeurs devaient se grouper en corporation et personne ne pouvait être élu sans que le préfet en fût averti. Les u àpvupo-paTa'l » dont le règlement policier est arrivé jusqu'à nous comptaient, probablement, parmi eux les monnayeurs, les u /o'j^oyôoi » *, caries (( àpyjpo-paTa'l 0 étaient, à proprement parler, des commerçants d'or et d'argent. Ils achetaient des matières précieuses : or, argent, pierres, perles, etc., — sauf le cuivre et les étoffes — tenaient boutique et, les jours de marchés, devaient demeurer chez eux pour acheter des matières qui leur étaient offertes, afin d'empêcher qu'elles ne sortissent de l'Empire, en avertissant le préfet, et permettre, si elles avaient été volées, d'en retrouver le propriétaire. La constitution qui les régissait était très sévère.
1 . Vu xi'= siècle le taux de l'argent paraît avoir un peu augmenté car un protospathaiie payait vingt livres pour recevoii 72 nomismes de pension, ce qui donnerait un intérêt de 5 0/0.
2. Pour les monnaies de cuivre il s'en frappait encore sous Basile à Cherson.