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conserver dans l'Empire bvzanlin les anciennes traditions romaines de justice et d'équité. Par son exemple comme par ses travaux, il allait renouveler ou sanctionner toute la jurisprudence alors existante et donner aux études de droit un nouvel et bienfaisant essor dont les étapes seront marquées, sous son règne, par la publication du Prochiron et de l'Kpanagoge, sous celui de son fils Léon, par les Basiliques, pour aboutir enfin sous le règne de Constantin Monomaque à la création d'une grande école de droit à Byzance. C'est cette réforme de la justice qu'il s'agit maintenant d'étudier.
Les réformes législatives de Basile sont contemporaines de ses réformes financières. Dès qu'il eut pris en main le gouvernement impérial, il s'occupa de toutes deux à la fois comme étant solidaires l'une de l'autre. Sa méthode fut d'ailleurs identique dans les deux cas. Comme pour les finances, son premier soin fut de choisir de bons juges, intègres et savants, capables de rendre équilablement justice à tous ceux qui venaient à eux, qu'ils aient été lésés par les agents impériaux, les puissants ou leurs égaux, peu importe. Mais ici. Constantin Porphyrogénète donne d'intéressants détails qu'il importe de soulignera Pour s'assurer des juges impartiaux, Basile ne craignit pas daller les chercher partout où il avait chance d'en trouver. Si au sein des classes dirigeantes il voyait un homme versé dans l'élude du droit, capable d'accomplir la délicate mission qu'il lui voulait confier, tant mieux ; mais non plus il ne faisait difficulté d'élever de modestes et pauvres citoyens à ces hautes fonctions de juges. Alors il leur garantissait une généreuse indépendance en leur donnant un traitement annuel et des libéralités de toutes sortes-. C'est que, s'il exigeait des juges de grandes qualités et une science sérieuse — lorsqu'il eut publié le Prochiron, les juges devaient savoir par cœur les quarante titres dont ce recueil était composé — il désirait aussi qu'ils fussent nombreux et facilement abordables. « Il établit des juges, dit son petit-fils, jusque dans chaque rue et dans chaque sainte maison*^. » Puis, pour rehausser l'éclat de leur fonction il voulut que les tribunaux d'où partaient leurs sen-