‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 135 sur 409 · iedren · texte numérisé non relu

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3. (lovivcrit ou doiiHHirc hospilaliiTO. Colle assertion de (k)nslantin Nil est probablcincMl une aniplification oratoire.

tences fussent dignes de la majesté d'une si grande institution. A cette fin, il fit remettre en état le Palais de Chalcé situé aux abords du grand Palais et désormais, là comme à l'hippodrome et à la Magnaure, on jugea chaque jour. Enfin, tout occupé qu'il était, Basile ne voulut pas abandonner la tradition de ses prédécesseurs qui allaient, eux aussi, écouter les procès et rendre la justice. Au retour de ses expéditions militaires, c'était un de ses premiers soins ^. et lui qui ne craignait pas d'afTirmer que l'Empereur est au-dessus des lois, il voulait montrer cependant qu'il doit toujours agir et gouverner suivant la loi 2. Et c'est ainsi que sa conduite se trouva illustrer les sages avertissements qu'il donnait à son fils avant de mourir lorsqu'il lui écrivait : « En vérité celui qui permet l'injustice est encore plus coupable que celui qui la commet. Celui qui a été lésé place toute son espérance en toi seul et, en te constituant vengeur de l'injustice, il combat celui qui l'a commise -^ » Rôle admirable du souverain quand il le comprend de la sorte et le joue sans défaillance ! Mais pour accomplir une réforme durable et permettre à tous d'être librement jugés, une difficulté d'ordre matériel se présentait. En fait les injustices les plus criantes étaient précisément celles qui ne pouvaient avoir aucune sanction, car c'étaient ces perpétuelles vexations qu'infligeaient aux pauvres et aux agriculteurs, les riches, les puissants, les officiers du Basileus. Comment les opprimés eussent-ils obtenu justice? Loin de Byzance ils devaient en référer aux magistrats provinciaux qui, forcément, avaient plus grand intérêt à ménager le haut seigneur de la province, celui dont les vastes propriétés formaient presque, dans le thème, un petit royaume, plutôt que le pauvre colon, le serf infortuné qui venait se plaindre du vol de son lot de terre ou de l'impôt écrasant qu'il ne pouvait payer. Et même, l'eût-il voulu, que pouvait faire le magistrat? Rentré en possession de son champ ou de sa vigne, dégrevé de l'impôt le paysan n'en vivait pas moins sous la domination du maître, et, après comme avant, l'injustice faisait son œuvre. Basile qui connaissait ces maux pour en avoir lui-même longtemps soulTert, résolut une fois au pouvoir, de créer une organisation d'un caractère tout à la fois charitable et judiciaire qui mil un terme, si faire se

•I. Vit. Basil., ch. xli, p. 288.

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