Exhort., p. XLiv
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pouvait, à rinloliMablc audace des giands. Il installa à Byzance un bureau qu'il dota richement afin, d'une part, que les pauvres venant à la ville se plaindre du n puissant » y trouvassent chaque jour une nourriture assurée, afin, de l'autre, que ceux qui redoutaient une absence souvent inutile et toujours pernicieuse pour leurs afîaires ou qui se trouvaient dans robligation de rentrer chez eux avant la fin de leurs procès, eussent en ville le nécessaire et pussent ainsi, en toute liberté, se faire rendre justice '. Nous savons déjà que ces nombreuses mesures en coirélation étroite avec celles qu'il prit pour la bonne marche des afîaires iinancières n'eurent pas les résultats à longue portée que Basile en espérait. Après, comme avant lui, le mal subsista. Il n'était au pouvoir d'aucun homme ni d'aucune institution de le faire disparaître.
L'œuvre judiciaire de Basile, considérée sous ce premier aspect, n'était donc qu'un expédient qui ne pouvait ni ne devait lui survivre. Aussi ne se contenta-t-il pas de ces mesures transitoires. Résolument il fit quelque chose de plus, et ce quelque chose eut, sur toute Ihistoire de la civilisation byzantine, une influence considérable et qui dura jusquen i45o. Ce fut sa révision du Code : œuvje de génie qui. menée de front ixxec des guerres presque toujours heureuses, put faire comparer le fondateur de la maison macédonienne à cet autre soldat d'aventures, comme lui tour à tour homme de guerre et de gouvernement et qui a nom Bonaparte.
Depuis le vi' siècle la législatioji de Justinien avait remplacé dajis l'Empire les nombreuses lois an(*iennes promulguées au cours des âges, depuis l'avènement d' Vuguste. La nouvelle jurisprudence devint dès lors pour Bvzance l'immuable canon auquel toute la vie politique, sociale et administrative, se trouva rattachée et, pour un temps, apporla dans rorganisalion gouvernementale une certaine unité. Malheureusement cet oulil de |)récision était trop délicat pour les mains maladroites et inexpérimentées auxquelles il était donné de la manier. Rapidement