‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 138 sur 409 · KT L EMIMIŒ BY7AM IN I .M · texte numérisé non relu

KT L EMIMIŒ BY7AM IN I .M

n'avaient pour les guider ni texte in(liseutal)[e. ni préeédents confirmés. Kn de telles conjonctures, les injustices pouvaient se donner libre cours et les juges eux-mêmes décider et agir suivaid Tunique bon plaisir. C'est bien, du reste, ce qui expli(pie l'incessante interventioii du pouvoir impérial dans les procès. Il n'est pas probable que riiaJ)ilude. le zèle, le devoir, décidèrent seuls les Basileis ou leurs représentants comme le César Bardas, à s'en aller chaque jour entendre plaider les causes graves. Non. mais ils sentaient que plus indépendants, plus instruits et plus responsables que leurs subordonnés, à défaut des lois écrites, ils étaient dépositaires d'une autre loi, claire et simple celle-là. la loi naturelle de justice et d*é([uilé dont tout souverain a la charge et le dépôt et qu'ils devaient la faire prévaloir et la faire respecter. Quel autre moyen eussent-ils eu d'atteindre ce but que de s'improviser juges eux-mêmes?

C'est à cette lamentable décadence du droit que Constantin Porphyrogénète fait allusion lorsqu'il parle de l'activité de son grand-père en ce qui concerne la revision des lois. « Il (Basile) trouva, dit-il. les lois civiles en très obscur et très confus état par suite du mélange de choses bonnes et mauvaises, c'est-àdiie de lois abrogées et de lois encore en vigueur, réunies sans distinction dans un seul commun recueil. C'est pourquoi, autant qu'il le put, il voulut mettre de l'ordre en tout ceci, relrancha les lois abrogées et par conséquent devenues inutiles, revisa la multitude des autres et. pour faciliter l'étude de ces dernières, il groupa comme en un abrégé, par chapitres, leur nombre infinie »

Pour faire une œuvre durable et apporter à l'Empire un sérieux réconfort, Basile sentit donc qu'il ne fallait pas se contenter de mesures charitables et passagères, bonnes, sans doute, mais incapables à elles seules de donner à la société un solide point d'appui. Il se rendit compte qu'il fallait, pour ainsi parler, créer un nouvel ordre de choses, mettre un terme à la roidine et fixer une tradition. Et c'est à quoi il résolut de s'appliquer en donnant à l'Empire un nouveau code de lois.

Le premier monument législatif pTd)lié par l'Emperein' parut en 878 ou 879-. Il portnil en susci'iption le nom de <v< (]ou\ fils,

Page 1