I. 17/. Basil.. \\\iu, p. -i
•2. Zac'hariu', Delineatio, p. 'S' ; Geschichte der (jriesch. rôni. Redits, p. 22.
l32 BASILE 1
alors associes au pouvoir : Conslanlin ot Lcou. et comuic titre les mots de « -pô/cipo; v6|jlo; », manuel de droit. Le but vers lequel tend Basile ne fait pas de doute. Il veut, en donnant tout de suite et sans plus attendre, un premier abrégé des lois qui doivent régir l'Etat, assurer le bon fonctionnement de la justice, (( cette première et très grande chose que Dieu honore et par laquelle le ])euple est élevé, au dire de Salomon '. » Or, il \ a trop de lois, par suite on ne les étudie plus et le droit en est alléré. Aussi est-ce pour cette raison qu'il a décidé de réunir en un manuel, divisé en chapitres, les lois qu'il veut voir observer. Il les a traduites du latin en grec, purifiées des éléments propres à les dénaturer « twv tc T:::Gs:-C7ro'//-,'jL£V(ov vo;ji'1|ji(ov àvaxa'.viTijLov sOijjLcOa » et a corrigé ce qui était nécessaire pour qu'elles devinssent utiles. Il a fiiil plus. Il a fixé, dans sa législation, ce qui jusqu'à ce jour ne l'était j)as. I^t c'est ce nouveau code divisé en quarante titres qu'il présente à ses sujets pour qu'il ait désormais force de loi-. En vérité, toutes les lois ne se trouvent pas dans ce manuel. Le volume s'adressait, en effet, à tous les sujets de l'Empire et avait simplement pour but de confirmer les bonnes lois et de les leur faire connaître : c'est pourquoi ceux qui s'adonnaient spécialement à l'étude du droit devaient, suivant les prescriptions de Basile, recourir avec soin au corps de lois u ToO vôuio'j -AaTS!. » j)récédemment revisé par lui dont une partie est consacrée aux lois définitivement abrogées et manifestement inutiles et dont l'autre, divisée en soixante livres, contient, suivant l'ordre et la division d'autrefois, celles qui ont été maintenues -*.
Ainsi donc le premier travail de Basile que nous connaissons fut un manuel de droit, de droit civil en grande partie, mais aussi de droit public vers la fm de l'ouvrage, commençant par traiter du mariage (( par quoi notre nature a reçu son origine » pour se continuer parles obligations, les successions, les testaments, les tuteurs, etc.. et finir parles lois d'ordre général comme les constructions, les peines et le ])artage des dépouilles après les guerres.
Mais une question se pose maintenant, étant donné l'état dans lequel Basile trouva la législation de son temps. Quelles