I. Procli., Proeiii., p
a. Proch., ibid., S i et y, p. 7 ri N. . 3. Proch., ibuL, S 3, p. 10-
EMIMIU: BYZANTIN
furent les sources de son travail? Sa pensée directrice en cet ordre de choses fut toujours de remettre en lionneur le droit Justinien dont rautorilé pour n'être plus guère que nominale, n'en existait pas moins. C'est pai- conséquent, dans les ouvrages de son illustre prédécesseur qu'il dut, tout d'abord, aller chercher les malériaux dont il avait besoin pour l'œuvre qu'il voulait entreprendre. Et c'est précisément à quoi il fait allusion dans son avant-propos lorsqu'il dit qu'il fit traduire les lois du latin en grec ; mais qu'on ne s'y trompe pas. Les légistes qui travaillèrent sous ses ordres ne recoururent pas tant aux originaux qu'aux traductions et commentateurs grecs du Vf siècle comme Théophile, Théodore. Thelelée. Atlianase dont ils exploitèrent les travaux en les défigurant et en les altérant^, sans jamais les transcrire tels qu'ils les avaient sous les yeux. Par un procédé de travail qui échappe et au sujet duquel on ne peut faire que des conjectures, c'est cette source juridique qui fut seule exclusivement employée dans la première partie du Prochiron -. Les Institutes surtout fournirent un large appoint au travail. On utilisa aussi le Digeste, le Gode et les Novelles. mais d'une façon plus discrète et plus rare si bien qu'on peut presque dire que ce furent les Institutes qui servirent de base et aussi de modèle à ces vingt et un titres.
Mais indépendamment des livres justiniens, Basile tout en traitant fort mal u l'Ecloge » de ses prédécesseurs iconoclastes, Léon et Constantin, u œuvre qui n'est pas un u choix n — 3xAovr^ — mais bien la destruction des bonnes lois, qui ne peut servir de rien à l'Etat et qu'il serait stupide de conserver -^ » a, plus d'une fois, fait usage de ce document. Trop de sages mesures prises par ces princes étaient sans doute devenues si populaires et si utiles qu'il n'était ni bon ni possible de les rapporter ^ Après donc avoir satisfait sa conscience religieuse par un blâme motivé à l'adresse de cet « enchiridion » mal famé. Basile se l'appropria. Il se l'appropria même si bien qu'à partir du titre X\l. 1' « Ecloge » devint la principale source du Prochiron. Sans doute les Institutes et les jNovelles servirent encore beaucoup, moins cependant que dans les XXI premiers titres ;