‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 141 sur 409 · Prochiron, cli. m, p. l\ii et seq · texte numérisé non relu

Prochiron, cli. m, p. l\ii et seq

2. C'est-à-dire des titres I à XXT. S. Prochir., l^roem., S 2, p. 9.

'». Zachariae, Geschichte der gricscli.

Mortreuil, II, 33 el seq.

romisch. Redits, p. 83.

l34 BASILE I

le Code et le Digesle. eux, fui-enl à peu près eomplèlement négligés. Et comme c'est surtout eu cette partie du Prochiron que Basile a introduit le texte de ses novelles personnelles, il arriva qu'on eut en un seul manuel deux tendances d'idées assez différentes qui ne peuvent s'expliquer que par une cause exlrinsèque à la composition de l'ouvrage, u On dirait, dit Mortreuil. qu'arrivés au litre XXI les rédacteurs du Prochiron se sont hâtés de terminer leur travail qui avait été conçu et entrepris sous une autre direction d'idées. L'histoire particulière des liasiliques nous fournira Texplication de ce fait qui se rattache à rensemhle des compilations législatives de Basile K »

Le Prochiron devint rapidement dans. l'Empire le manuel populaire par excellence. Ce fut sur lui- que dès lors les juristes s'appuyèrent, comme ce fut lui qu'on étudia dans les écoles de droit. De Byzance il passa dans les pays soumis à l'influence des Empereurs : en Russie, en Italie, et comme il devint dans l'Eglise grecque une des sources du droit canonique-, il passa de même dans les églises que la métropole convertit à la religion chrétienne.

Toutefois après la mort du jeune Constantin, sous le règne de Basile, Léon et Alexandre, prohahlement à l'époque où Photius était de nouveau Patriarche, donc après 878 et probablement vers 886 3, il fut fait une nouvelle édition du Prochiron destinée à servir d'introduction au recueil que Basile avait composé sous le titre de « Revision des anciennes lois, àvaxà- OaoT'.ç Twv 7caAa',â)V vôjJicov » . Ce fut l'Epanagoge « ETavaywv-/; » • nom donné parles manuscrits, mais qui convient exactement à cette nouvelle édition — i*evue et augmentée ~ du Prochiron. Dans la préface Basile explique l'intention qui l'a poussé à agir. Après avoir composé sa « Revision des anciennes

I. Il ne peut entrer dans le cadre de cette étude de retracer l'histoire des Basiliques. Ce sera la tâche de Tliislorien de Léon VI, En attendant je reii voie pour cette question aux- travaux de Mortreuil, de Zacharitr, d'Heimbach dont on trouvera les titres dans la bibliographie qui est en tête do ce volume.

y. Mortreuil, II, 87.

3. Zachariœ, édit. du Prochir., p. Lxxxni, Delineatio, p. 4o. Il n'est même pas impossible que Photius ait été le principal ouvrier de cette seconde édition. Eneflet, outre une note marginale donnée dans le manuscrit bodleien 173 qui attribue certains chapitres au Patriarche, deux faits semblent trahir sa»inain : d'abord celui d'appeler H>zance le « premier trône » « rowTo; G&ôvo; .. ; puis la longue discussion initiale sur les Manichéens.

»is » divisée en quarante livres et l'avoir promulguée, il parut bon de faire un ehoix dans ee travail et, en suivant l'ordre des quarantes livres, de publier un manuel en un nombre égal de titres, qui u puisse servir d'introduction aux lois que renferment les quarante livres. » C'est le fait d'avoir suivi l'ordre de ce que l'on appelle « l'anakatharsis » qui explique que l'Epanagoge, tout en étant la reproduction presque littérale du Prochiron en diffère cependant sur quelques points : par l'addition de certains titres comme ceux qui concernent l'Empereur, le Patriarclie, les magistrats * ; par des interversions, par la réunion en un seul titre de plusieurs titres du Prochiron, etc. Cette seconde édition, en vérité, ne fut probablement jamais publiée d'une façon officielle - car nous ne la voyons nulle part mentionnée par Léon VI et elle n'eut pas, à beaucoup près, l'influence et la renommée du Prochiron. Les nombreux manuscrits qui nous restent de celui-ci attestent que toujours dans l'Empire, ce fut à lui qu'on se référa et non à l'Epanagoge.

Reste l'Anakatharsis dont nous n'avons pas grand'chose à dire étant donné que nous ne la connaissons que par les allusions qu'en font le Prochiron et l'Epanagoge. Il est certain que ce recueil de droit exista, composé sans doute de quarante livres dont chacun des titres de l'Epanagoge était le développement. S'il fut jamais publié, ce fut entre la date de composition du Prochiron et celle de l'Epanagoge ; mais est-il même bien certain qu'il reçut force de loi? La Prochiron, d'une part, engage en effet les juristes à le consulter ; mais d'abord entre les données du Prochiron et celles de l'Epanagoge il y a une grave divergence au sujet de cet ouvrage. L'un fixe à soixante, l'autre à quarante le nombre des livres qui le composaient, ce qui oblige à admettre qu'en tous cas ce recueil n'était pas achevé quand parut le Prochiron et que, plus tard, lorsqu'il fut fini, on réduisit le nombre des livres à quarante ^ ; d'autre part l'Epanagoge dit formellement que l'Anakatharsis était promulguée ; mais qu'est-ce qui prouve que ce n'était pas

I. Titres qui sont pris littéralonicnl aux livres 'justinions et reproduits tels quels dans les Basiliques, à l'exeeplion du t. TH « r.spl T:axpiap/ou " qui n'a nulle part son (correspondant.

•i. Zacharia.', Geschiclite, p. •>.•>..

Page 1