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ET T. EMPIRE BYZANTIN lOCj
L'oparche de la ville (6 s-rapyos Tr^^ tS/.zm:;) • est au ix'^ siècle nu 1res puissant personnage, le dix-huitième en liste. Comme les grands dignitaires de la couronne, il peut donc revelir les plus hautes dignités et marcher d'égal à égal avec les stratèges des thèmes. C'est, qu'en fait, sa fonction a une im[)orlance considérahle. S'il est, avant tout, le premier juge de l'Empire après le souverain, il est aussi le premier magistrat de Constantinople, et comme tel, ses attrihutions dépassent de beaucoup les attributions ordinaires des juges. Aussi sa promotion se fait-elle avec une solennité toute spéciale. Le Patriarche y assiste et récite les prières ; les factions font entendre leurs acclamations d'allégresse ; le corps judiciaire est au complet pour lui faire cortège et recevoir celui qui devient par son élévation « père de la ville -. » Comme juge, il a son trône au prétoire^ et c'est de là qu'il préside désormais aux procès. Sa compétence s'étend à tous les crimes, voire même à toutes les affaires qui se passent à Constantinople et dans les environs jusques à cent milles de la ville *, qu'il s'agisse d'affranchissement d'esclaves^, de questions relatives aux tutelles^, de mariages", ou de moralité publique. Aussi ses pouvoirs sontils très étendus. Il peut exiler, par exemple^; il a sous ses ordres une garde composée de soldats et destinée au maintien de l'ordre ^; de ses décisions, on ne peut appeler qu'au tribunal de l'Empereur *^. Comme premier magistrat de la ville, il est chef de la police ^^ et sa juridiction s'étend à toutes les corporations, depuis celle des banquiers jusqu'à celle des marchands de viande ou de tissus, en passant par celle des forains. Il peut interdire l'entrée de la ville ou de certains quartiers à qui bon lui semble *-, car il a mission de veiller sur toutes
I. Cf. l'article de M. Ouspenskij : « L'Eparclie de Constantinople. » {Mém. de rinst. arch. russe de Cple, 1899, iv, 2, p. 80 et seq.)