‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 159 sur 409 · I. Sym. Mag., Vit.. Basil., m · texte numérisé non relu

I. Sym. Mag., Vit.. Basil., m

ET L EMPIRE BYZANTIN l53

de rOpsikion, Georges Piganis, il recommença à comploter, cette fois contre Basile. Aux cris de a longue vie à Michel, mort à Basile » les deux stratèges brûlèrent les moissons et saccagèrent les propriétés des grands seigneurs de Byzancc. Il fallut aller réprimer la révolte avec l'armée. Symbatios et Piganis furent pris ; on leur creva un œil et on les amputa d'une main. Basile aurait pu les faire mettre à mort, mais il avait trop besoin d'affermir son autorité, il avait trop de crainte encore de voir tous ses plans échouer pour n'agir pas avec condescendance. Il se contenta de ce supplice et envoya ses ennemis en exil *.

La leçon était dure pour Basile. 11 comprenait que c'était à son autorité qu'en voulaient ses ennemis et que plutôt que de le supporter, s'ils ne pouvaient rendre à Michel et à sa famille son pouvoir impérial, ils étaient décidés à lui susciter un autre pré tendant, usurpateur comme lui. C'est pourquoi, dès qu'il fut maître de l'Empire par l'assassinat de Michel, s'empressa-t-il d'associer au trône ses deux fils, Constantin et Léon, « afin, dit son petit-fils, d'enlever toute espérance et de donnera son pouvoir des racines plus nombreuses et plus fortes -. n Et cela lui réussit. Toutefois, pour autant, ses ennemis ne désarmèrent pas. Au lendemain du meurtre de Michel, l'amiral Oryphas se mit ouvertement à la tête du parti de l'Empereur défunt et ne songea qu'à le venger. Il fallut qu'habilement Basile le gagnât à sa cause 3.

Sur la fin de sa vie enfin, peut être l'année qui précéda sa mort*, le domestique des Icanates. Jean Kourkouas. releva de nouveau l'étendard de la révolte. Soixante-six conjurés, presque tous hauts fonctionnaires ou membres du sénat, se groupèrent autour de Léon qu'ils savaient fils de Michel et ourdirent une nouvelle conjuration. Comme la première elle fut découverte. Kourkouas eut les yeux crevés, les autres furent frappés de verges, tous furent envoyés en exiP. Cette fois encore Basile

1. Vit. Basil., ch. xvii et wiii, p. ijôa, aôf] ; cli. vwiv, p. 380; Sviii. Mag., ch. xLiv, p. 7^1 ; Georges Moine, p. io64.

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