Vit. S. Théoph., S 12, p
4. Ibid., S 16 et seq., p. 11 et seq. ; Vit. Basil., ch. c. p. 365 ; Georges Moine, p. 1084 ; Sym. Mag., ch. xxi, p. 760.
Il I I.MI'IRI:; m/VMl\ 1.)-
savamnienl rdiKiué. jvclamer l'élargissement de Léon. Chacun donna raison à l'oiseau, tort au souverain et, devant l'unanime volonté des grands, racontent les chroniqueurs, les sages avertissements de Stylianos. dit l'anonyme auteur de la \ ie de sniiilc Théophano. Basile rendit à Léon sa liberté et ses droits '. Pour une fois Théodore était battu. Il comprit qu'il n'avait qu'à fuir. Sacré évéque d'tluchaïte dans le Ponl, durant le second ponti ficatde Photius, il s'en alla dans son diocèse avec l'espoir d'y trouver la sécurité '-. Malheureusement pour lui ses projets ne lardèrent pas à être dévoilés. Aussi dès que Basile eut evpiré, un tribunal, sur l'ordre du nouvel Empereur, se réunit-il pour juger Photius et Santabarenos. Sans ambages, ils étaient accusés d'avoir voulu susciter à Léon un compétiteur dans la personne d'un parent de Photius. Le Patriarche fut. de nouveau, destitué et s'en alla mourir, exilé dans un couvent ; Théodore, frappé de verges et aveuglé, fut envoyé en Asie, puis à Athènes. 11 mourut sous le règne de Constantin et de Zoé à Constantinople, où, longtemps après son avènement. Léon l'avait rappelé-^ Si le procès qui fut fait à Photius et à Théodore ne parvint pas à démontrer juridiquement que le but qu'ils poursuivaient était la destruction de la maison macédoniennne. l'opi nion publique, elle, n'en resta pas moins convaincue de la réalilé du complot, à tel point que Stylianos, évéque de Néo Césarée. écrivait formellement au pape Etienne peu après l'avè nement de Léon, que le projet de Photius et de Santabarenos avait été d'éloigner l'héritier afin de pouvoir prendre eu mains l'Empire et. soit par eux-mêmes, soit par un autre, toute l'admi nistration, « a-jTO', xa^sçojT», tt.v j^aT'.ÀS'lav r, o[ sa-jTwv, r, o». £T£pO'j,
Basile, cependant, aucours de son règne n'eut [)as (pie des sujets d'angoisse et de tristesse. Bien des jouis vinrenl. parfois, éclairer d'un soudain et gai rayon le ciel si sou\enl Irisie cl menaçant de son existence et lui faire oublier, par un inslani de bonheur, de quel prix il payait la réalisation de .ses rêves ambitieux. Ce furent les joies orgueilleuses du souverain faisant sa triompliale enliée à B\zance après avoir xaincii ses
I. ] il. li(mL, ch. r.i, p. [S()^ ; Sym. \[ajr., eh. \vi, j). 7O0.
:>.. VU. Siv Thcoph., 16, p. 11.
'.\. î^éon Graimii., 1097,
\. Siylinn, Mansi. \VI, j). \X\.
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ciiiicmis ' ; ce furent les bonheurs plus iuliuics de la famille, par la naissance successive de ses deux fds légitimes. Alexandre et Etienne et le mariage qu'il imposa à Léon avec S**" Théophano : ce furent aussi les douces satisfactions de l'amitié lors du fameux voyage de Daniélis à Byzance.
Ce voyage de l'illustre et puissante veuve semble avoir occupé singulièrement limagination byzantine. C'était, cependant, chose bien naturelle que cette femme âgée, qui avait connu autrefois l'Empereur dans la plus modeste condition et avait aidé de sa fortune les débuts de sa carrière, vint lui rendre visite maintenant que toutes les prédictions auxquelles elle avait cru se trouvaient réalisées. Il est probable que si les contemporains tirent aussi giand état de ce voyage, c'est surtout à cause du luxe qui fut déployé en ces jours de fête. Du fond de sa province. Daniélis se fit transporter en litière par trois cents jeunes gens à son service, jusqu'à Constantinople. Elle était suivie d'un immense cortège d'esclaves, porteurs de présents si magnifiques et si nombreux qu'ils firent l'étonnement de tous. L'Empereur reçut solennellement à la Magnaure sa bienfaitrice d'hier et d'aujourd'hui, accepta tous ses cadeaux et lui en fit à son tour, la combla d'honneurs et de dignités et ce fut, plus puissante encore que par le passé, qu'elle rentra dans le Peloponèse, après un long séjour auprès de l'Empereur -. Ceci se passait un peu avant 88 1. époque de la consécration de la u Nouvelle Eglise » car Constantin Porphyrogenète nous rapporte que lorsque la pieuse veuve vint à Constantinople l'édifice se construisait et était suffisamment avancé pour qu'elle en put faire mesurer l'intérieur afin d'envoyer de ses fabriques, des tapis et autres objets. Du reste ce qui ne permet pas de placer beaucoup plus tôt le voyage de Daniélis. c'est qu'âgée déjà, du Aivant. de Basile, elle put revenir encore une fois à Byzance sous le règne de Léon. C'est donc aux environs de 880 qu'il faut placer cet événement qui fit dans Constantinople autant et plus de bruit que l'ariivée d'un souvoiaiii.