‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 177 sur 409 · Schlumberger, Sigilloy., ii · texte numérisé non relu

Schlumberger, Sigilloy., ii

mer son frère Léon, monostratège de Thrace et Macédoine^; pour le ix^ siècle nous connaissons deux stratèges de Macédoine. Tzàntzès qui travailla au retour des Macédoniens emmenés cap tifs en Bulgarie-, et Bardas, patrice et stratège de Macédoine, correspondant de Photius ^.

Une des plus importantes villes de ce thème était Develtos, port de commerce très fréquenté sur la mer Noire. Christopolis sur la mer Egée paraît aussi avoir appartenu à ce tiième.

Il est à remarquer que ces deux thèmes, pour être en terre d'Europe, n'en comptaient pas moins, cependant, parmi les grands thèmes d'Orient. Si Constantin VII les place au début de son second Livre sur les Thèmes — celui qui traite des thèmes d'Occident — c'est là une innovation. A l'époque de Basile et de Léon Yl, ils se rattachaient encore à l'Asie et, par conséquent, trouvaient ici même leur place naturelle.

lY. — De l'autre côté du détroit, faisant face à Byzance, s'étendait l'ancien thème de l'Opsikion divisé, au ix" siècle, en quatre thèmes distincts. Le plus rapproché était VOptimate. Le détroit le limitait à l'occident, la mer des Khasares au nord, la Paphlagonie à l'est et le thème de l'Opsikion au sud*. Cette province renfermait u trois forteresses et la ville actuellement ruinée de Nicomédie"'. » Ces trois forteresses étaient peut-être quelques unes des villes citées par le Porphyrogénète : Hélénopolis, Prainetos, Parthénopolis, Astakos. Malgré le silence de Philothée et les réclamations de Constantin VII, les étrangers considéraient donc cette province comme un thème. Pourquoi cette différence P C'est que, probablement, Byzance ne voulait reconnaître comme thème qu'un pays ayant un corps d'armée avec ses divisions habituelles et un stratège. Or, l'Optimale avait simplement un domestique à sa tête et point de divisions inférieures (tourmes et dronges). De plus les soldats de ce corps, composé de Bithvniens, de Tharsiates, de Phrygiens, servaient desimpies valets aux troupes en campagne^. Il pouvait donc sembler au géographe arabe qu'il y avait là un thème véritable

Page 1