Ibid
3. Voir plus bas les rapi)Oi"ls do Hyzancc a\ec les popolalions barbares. '4: De The m., io5.
1111 foiictioiiiiairo du nom de Slaurakios, spalharocandidat et éparclie ^ .
Si. à l'époque qui nous occupe, la géographie administrative et militaire de l'Empire est encore en voie de formation, cependant, dès le ix" siècle, le principe sur lequel repose cette nouvelle divi'sion territoriale est universellement admis et pratiqué. Les anciennes provinces avec leurs cités font partout place aux thèmes, gouvernements militaires, plus ou moins étendus et arhitrairement créés, sans relations ethnographiques avec les habitants qui les peuplent, et dont toute la mission est d'assurer h l'Empire paix et sécurité. Aussi par la force même des choses, une permutation des pouvoirs administratifs suivit-elle cette transformation géographique. Quand, aux vu' et vur siècles, les stratèges avec leur armée entrèrent dans la province qui leur était assignée, ils y trouvèrent, eu effet, un gouverneur civil qu'on ne songea pas à faire disparaître au bénéfice du gouverneur militaire. Chacun vécut d'abord juxtaposé l'un à l'autre, remplissant les fonctions pour lesquelles il a\;iil été créé -. I^eu à peu cependant, classez vite, cet état de choses se modifia. L'élément militaire tendit à s'assimiler l'élément ci\ il : l'union des pouvoirs entre les mains du stratège se fit de plus en plus complète, si bien qu'au ix" siècle, sur toute l'étendue de l'Empire, il n'y eut plus que des gouvernements militaires. Le gouvernement civil, en vérité, ne disparut pas complètement: il exista toujours : mais de sa grandeur passée il ne lui resta rien. vSes représentants furent, ou entre les mains du stratège ou entre celles des grands officiers du I^alais. Ils descendirent sur l'échelle sociale de plusieurs degrés, et c'est à un très modeste rang que nous allons les retrouver. S'il n'est pas possible de fixer par une date précise le point de départ de ces transformalions, parce qu'en réalité il n'y en a pas. nous savons du moins à quel moment fut achevée cette nouvelle organisation administrative. Léon \ I, dans deux de ses novelles, nous le dit : c'est