‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 191 sur 409 · R ASILE I · texte numérisé non relu

R ASILE I

SOUS son rèo-nc que les derniers vestiges d'un gouvernement civil autonome dans les proAinces furent effacés^. Par Tune de ses lois il abrogea les curies et les décurions parce que désormais un autre ordre de choses a fait place à l'ancien et que tout dépend de la sollicitude impériale 2; par l'autre, en abrogeant le sénat, il supprima les trois prêteurs qui. à Constantinople, le représentaient et les stratèges ^ qui, dans les autres villes, étaient nommés par les décurions *. Désormais, sur toute la surface de TEmpire, la chose f)ublique fut directement administrée par TEmpereur, représenté daus les provinces par les stratèges d'ordre militaire. 11 n'en resta pas moins que dans le langage de la chancellerie, la province continua à s'appeler éparchie quand on l'envisageait au point de vue civil ; elle ne s'appela thème qu'au point de vue militaire. Les fonctionnaires qui l'administraient furent de deux sortes : les uns militaires, les autres civils, tous ayant à leur tête le stratège commandant en chef du thème et gouverneur de l'éparchie.

Le stratège, dans l'organisation générale de l'Empire, était an sommet de la hiérarchie. Il passait avant tous les autres fonctionnaires et seul jusqu'à Léon \ I, le syncelle avait le pas sur lui. quelque thème qu'il gouvernât. La dignité dont il était habituellement revçtu était la première de l'Empire, celle de patrice •^, et toujours, au moins, il se vit conférer le titre de protospathaire ••. Dans les cérémonies il marchait avec les grands dignitaires de la cour : magistroi. patrices, etc.. et une fois sorti de charge, il gardait son titre d'ancien stratège, (( hi-o'7':zTzr^'^/rj- ». Mais c'était surtout dans sa province, naturel lement, que le stratège était tout-puissant. Là, vrai maître du

I. Comme presque toujours à B\zance, ces vestiges ne disparurent que pour rcnailre. Dès le règne de Romain Lecapène, nous retrouvons des communes et un gouvernement communal dans les provinces. (Cf. Mortreuil, m, 77 et seq.),

•i. ... -povôatciv Oc To:; Jîo'JAsuTT.pîo'.î TzapsT/ov âp/wv t-.vo^v TcpoSoAf,; y.al O'.o'.v.t.tswç y.jit'lrj'j'S'.rrj -ZMV TJJXtiov. 01 vûv. OT'. -pô; iTspav xaTâjTac'.v ta zoA'.T'.xà tAETa-êTOÎT.Ta'. -piY;A3tTa... (Zacliariip, Jus Grœco, III. nov. \LVI, p. 189).

3. « ()■>/ oiO'Jî -fi vjv oîÔE TTpaTf.Y'.xT, iy/f^. » ^0\. \LV1I, p. 1 '|0.

Page 1