Mansi. \v, 165-17 1. Lib. Ppntif., i
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C/étail là. cvidemment. la meilleure solution provisoire. D'une part, en effet, malgré toutes les appareuces et certains faits contraires*, on imputait à Ignace divers crimes. Les uns disaienl ([iiil avait été l'élu de la puissance séculière -, les autres ([u'il se portait accusateur du patriarche Méthode; Photius le traitait de détracteur de la mémoire du pontife défunt et disait (ju'on devait le regarder comme un véritable parricide -^ D'autres raccusaient même — et la chose pouvait ne pas manquer de V raisemblance aux yeux de certains, vu les origines dlgnace — de faire de l'agitation politique. Enfin — et c'était le motif véritable — on lui reprochait son autorité, son excessive raideur, ses idées de réformes et sa sévérité *. Or. ces attaques, ces irrégularités, ces fautes, réelles ou prétendues. Ignace devait les réfuter et les expliquer. Quant à Photius, il se trouvait en très j)eu canonifjue posture. Contrairement à tous les usages, il avait subitement et sans transition, passé de la vie séculière — et d'une vie séculière qui n'était pas exemple de tous reproches ^ — à la vie épiscopale. et cela uniquement grâce au souverain ; il avait accepté un siège régulièrement occupé : il avait usé de violence pour obtenir l'abdication de son prédécesseur: enfin, chose plus grave, c'était un évê([ue plusieurs fois condamné : par un sxnode, j)ar Ignace et jiar le Pape, Grégoire Asbeslas, ([ui l'avait sacré. Comment dès lors, en présence d'un tel conflit, agir autrement qu'en convoquant un concile dans lequel, des deux côtés, on exposerait les faits, on expliquerait les événements, on se justifierait. Malheureusement, l'affaire déjà par elle-même assez compliquée, se trouvait encore obscurcie par la division extrême des partis. Ignace avait pour lui — et ce de>ait élre aux vqux du Pape mie bonne note — les moines qui défendaient dans le Patriarche un des leiu's. Le Stoudion, à sa voix, s'était levé pour sa défense, et son higoumène, Nicolas, avait souffert la persécution à cette occasion •'. Le moine Théognoste. de son côté, dès 86 1 ", était parti pour Rome et dans la délégation byzaidine que le Pape ne tarda pas à appeler à son