Ibid
tliaire Euthymios informer le Pape de ce qu'il avait fait ', puis Tannée suivante, en 868 2, des légats chargés de représenter auprès du Saint Siège les deux partis opposés ^. Cette ambassade composée du métropolitain de Sylaeum, Jean, autrefois évêque de Pergi, pour le parti d'Ignace et de Pierre, évêque de Sardes, pour celui de Photius *, avait mission de faire connaître au Souverain Pontife ce qui s'était fait à Gonstantinople depuis l'avènement de Basile, de demander des représentants pour présider le futur concile réclamé par Ignace lui-même ^ et d'obtenir miséricorde pour les partisans de Photius. Un spathaire impérial, Basile, apportait à Nicolas P' une nouvelle lettre de FEmpereur. Ce ne fut pourtant pas le pape Nicolas qui reçut l'ambassadeur byzantin. Il était mort le i3 novembre 867 et, dès le mois de décembre, il avait un successeur dans la personne du pape Hadrien.
Ce changement de règne ne pouvait, en aucune façon, modifier tout d'abord la ligne de conduite que Rome s'était tracée. Dès l'origine du conflit, la Papauté avait agi canoniquement. Elle n'avait donc qu'à maintenir ses positions, tout en accueillant hommes et choses qui semblaient à celte heure se tourner vers elle et lui faciliter la solution du problème religieux. Aussi, dès qu'Hadrien, par l'entremise d'Euthymios, eut reçu notification des changements survenus à B^^zance, s'empressa-t-il d'écrire à Basile et à Ignace. A l'un comme à l'autre, il affirme qu'il maintiendra, quoi qu'on en ait pu dire, les décisions de son prédécesseur et recommande à tous deux le moine Théognoste, l'ami d'Ignace durant les mauvais jours ^.
Malgré ces protestations d'IIadrien, de trop graves événements s'étaient passés à Byzance. cependant, pour que la situation du nouveau Pape fut exactement la même que celle de Nicolas el. par conséquent, pour qu'il agît tout à fait de semblable façon. D'abord Ignace était réintégré. Hadrien n'avait donc plus qu'à juger le différend. Ensuite et surtout une nouvelle question se posait — très grave celle-là pour Rome — le soi-disant concile