‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 213 sur 409 · Mausi, XVI · texte numérisé non relu

Mausi, XVI

de Constantinople, qui avait aiiathématisé le Pape et compromis Basile. Il y avait, enfin, une question bulgare, posée depuis peu, qui agitait les esprits et mettait aux prises avec une acuité particulièrement vive, les deux autorités religieuses d'Orient et d'Occident. Qu'allait donc faire Hadrien d'une part et Basile, de l'autre ?

L'ambassade envoyée par Basile au Souverain Pontife arriva à Rome vers la fin de l'année 868 ' , en nombre singulièrement réduit -. Dès que les affaires en cours le permirent, Hadrien réunit un synode dans l'église S'-Pierre pour discuter la question grecque ^. Tout de suite, comme il fallait s'y attendre, on s'occupa du concile de Constantinople, qui avait anathématisé le pape Nicolas. Rome avait hâte de le condamner et Byzance, par son représentant impérial, Basile, avait non moins hâte de dégager l'Empereur de la compromettante solidarité que sa signature — vraie ou fausse — créait entre lui et Photius. On fut donc, de part et d'autre, très expéditif. On s'expliqua rapidement sur la part qu'avait pu prendre Basile à ce soi-disant concile. Puis, après un ou deux discours, le Pape se leva pour prononcer sa sentence : le concile de 867 était condamné, les livres relatifs à cette affaire et qu'on avait trouvés chez Photius devaient être brûlés ; Basile fut déclaré pieux et orthodoxe empereur ; Photius, ce u nouveau Dioscore » et ses partisans furent anathématisés, déposés et réduits, en cas de repentir, à la simple communion laïque ; enfin des légats partiraient pour Byzance afin d'y rétablir la paix ^.

On le voit donc, malgré les protestations d'Hadrien, il y avait quelque chose de changé dans la conduite du Pape. Par ce synode, Hadrien, contrairement à ce qu'avait toujours dit son prédécesseur Mcolas. terminait le débat en condamnant Photius sans l'avoir entendu ; il absolvait Ignace sur le rapport

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