‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 215 sur 409 · Les lettres du Pape sont, en effet, datées du · texte numérisé non relu

Les lettres du Pape sont, en effet, datées du

4. Castrum Rotundum était situé à environ dix milles de Byzance, près de San Stefano (Lib. Pontif., 187, note, 3i).

saluer. Le protospathaire Sisinnios était là avec le fameux higoumène Tliéognosle et un nombreux personnel pour les servir. Quarante chevaux des écuries impériales transportaient la vaisselle d'argent et tous les objets nécessaires au service des ambassadeurs. Vraiment, Basile faisait royalement les choses. Il voulait par là s'attirer la sympathie des représentants du Pape et, sans doute, empêcher par cet excès de déférence, qu'ils ne crussent trop facilement les méchants bruits qu'ils ne tarderaient pas à entendre sur son compte. A Castrum Rotundum, où ils arrivèrent un samedi, ils s'arrêtèrent pour le repos du soir et le lendemain, dimanche 25 septembre, ils firent leur entrée solennelle à Constantinople par la Porte d'or. Là les attendaient tous les dignitaires civils et religieux, revêtus des insignes de leur ordre, à la tête desquels se trouvaient le chartophylax Paul, le skevophylax Joseph, le sacellaire de Basile. Ils saluèrent les légats au nom du Patriarche et la procession, composée dune grande foule portant des cierges et des flambeaux, se mit en marche pour les accompagner jusqu'à leur demeure, où les deux dignitaires chargés de leur service les reçurent^.

La première entrevue entre Basile et les ambassadeurs romains eut lieu le mardi suivant ^, au Chrysotriclinium et tout de suite l'Empereur se mit à jouer son rôle de fils soumis et respectueux du Pape. Au dire du « Liber Pontificalis-^ » dont le récit paraît très véridique, composé qu'il fut probablement par des témoins oculaires, Basile prit lui-même les lettres d'Hadrien, et les baisa avec respect, s'enquil, comme c'était l'usage, de la santé du Pape et des grands dignitaires de l'Eglise et les congédia après les avoir embrassés. Le lendemain, nouvelle entrevue et nouvelles déclarations de Basile. L'Eglise de Rome est pour lui u la mère de toutes les autres Eglises », à elle de terminer définitivement le procès de Photius « afin que l'unité et la tranquillité si longtemps désirées soient enfin rétablies suivant le décret du très saint pape Nicolas*. » Il y a dans ces mots tout le programme que dut se tracer Basile au début de son règne et qu'il remplit officiellement jusqu'au

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