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Par elle, tous les effoils de sa vie el tous les résultats de ses crimes se trouvaient doue valus. C'était au fils de sa victime, à Léon, que le sceptre allait passer. Cette catastrophe. Basile ue la supporta pas. Sou esprit, jusque-là si lucide, s'obscurcit soudain et sa volonté si tenace s'aiVaiblit rapidement. A partir de ce jour, Basile ne fut plus lui-même, et désormais ce sont des intrigants, des criminels ou des habiles qui gouverneront en son nom. Kn de telles conjonctures. Photius avait beau jeu pour agir à sa guise. D'emblée, il devenait le chef tout-puissant de l'Eglise et toutes les ambitions lui dcA enaient permises. Le Concile s'ouvrit et se ferma sans que Basile y parut, sans même qu'il y fut représenté comme au Concile de 869 ^ chose qui serait faite pour surprendre et deviendrait inexplicable si l'on n'admettait pas la suprême. importance que nous donnons à la mort de Constantin. Photius n'était pas homme à laisser échapper une occasion aussi favorable à la réalisation de ses plans. Patriarche, il l'était donc. Rome, l'Orient, Constantinople, l'Empereur, tout le monde le reconnaissait. Le concile n'était plus, par conséquent, pour lui, que l'instrument dont il devait user pour son exaltation personnelle. En cela encore, les légats le servirent à souhait. Ignorant le grec, ayant besoin d'interprètes, d'une intelligence très mesurée, à ce qu'il semble, les deux évêques latins et le cardinal Pierre se laissèrent circonvenir — s'il faut en croire les actes grecs et si l'on admet, ce qui paraît dilficile. qu'ils ne furent pas falsifiés — et acceptèrent tout ce que Photius voulut. Or, non seulement, au cours du concile, le Patriarche n'accomplit aucune des formalités canoniques exigées par Jean YIII et refusa de prendre les engagements solennels que le Pape lui demandait au sujet de la Bulgarie et de l'élévation possible, à l'avenir, d'un laïc au trône patriarcal, mais, de
I. Les ados do ce concile où riircril lus les lettres et les documents falsifiés par Pholius portenl uiention de sept séances qui s'échelonnent entre novembre 879 et mars 880. De ces sept réunions, cinq seulement paraissent réellement avoir été tenues. I.es deux dernières sont probablement apo cryphes (Hcfelé-Delarc, vi, 5o). Elles furent composées après coup par Photius pour léfiitimcr ses controverses dogmatiques sur le « Filioquc ». Le Patriarche fait présider la première de ces deuv dernières séances par l'Empereur et lui fait tenir un discours sans importance dans lequel il s'excuse de n'avoir pas pris part au concile. Il importe, du reste, de remarquer que les légats signèrent les actes à la fin de la cinquième sos><<ioii. Oiinnf à Basile, sa signature ne se trouve nulle part.