‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 235 sur 409 · BA8ILE · texte numérisé non relu

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concert avec ses amis * et par leur intermédiaire -, très résolument, il rejeta la suprême autorité du siège apostolique, fit annuler et anatliématiser les actes de Nicolas et d'Hadrieu ainsi que le VHP Concile œcuménique, celui de 869, et sur les ruines de la puissance romaine ainsi définitivement brisée, exalté par le concile pour ses vertus et ses mérites, fièrement, il éleva sa propre gloire en se faisant reconnaître comme le premier de tous u uàAÀov oà Tioor/tov sx Gsoj o); aoyupsùc [xiyirs'zo:; ». ayant pouvoir lier et de délier -^ C'est le premier pas de Photius sur cette voie qui allait le mener loin, c'est-à-dire jusqu'à la fameuse conjuration ourdie par lui contre l'Empereur, dans l'espérance de prendre tout à la fois en mains et la crosse et le sceptre.

Nous ne savons ({uel fut exactement l'accueil que le Pape réserva aux légats. Les lettres de Jean Ylll postérieures au concile semblent montrer qu'il ne connut jamais complètement ce qui s'était fait à Constantiuople ; mais, visiblement, il se doutait de quelque chose, car les deux lettres qui nous sont parvenues signées de son nom et datées du i3 août 880 sont pleines de restrictions. Dans l'une, adressée à Pliotius, il se plaint que ses ordres n'ont pas été accomplis* ; aussi, ne ratifie-t-il les actes du synode constantinopolitain que d'une façon toute conditionnelle : « Et si fortasse nostri legati in eadem synodo contra apostolicam pra^ceptionem egerunt, nos nec recipimus, nec judicamus alicujus existere firmitatis 0, preuve évidente qu'il n'a pas eu sous les yeux les actes du concile. Dans l'autre, adressée à la même date à l'Empereur, tout en le remerciant de ses secours militaires, de la restitution faite à l'Eglise romaine du couvent de Saint-Serge à Byzance et de la reconnaissance de l'autorité romaine en Bulgarie, il ajoute, comme dans sa missive à Photius. qu'il ne confirme les décisions prises à Constantiuople lors du concile, qu'autant qu'elles sont en accord avec les ordres donnés à ses légats. Du reste, à leurretour, les légats eurent le sort de ceux qui. les premiers, s'occu-

1 . Ses deux principaux ad\cisaircs, Stylianos cl Mclrophaiics, n'apparurent pas au concile.

2. Cf. par ex. le discours de Zachariede Chalcédoine à la première session. Mansi, xvii, p. 38^.

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