‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 274 sur 409 · Sym. Mag., ch. xlii, p. -j^i · texte numérisé non relu

Sym. Mag., ch. xlii, p. -j^i

ET l'empire byzantin 285

n'y ait pas eu de monastères K Constantinople comptait un nombre respectable de monastères dont l'origine était presque toujours la même : la conversion d'un personnage qui transformait son immeuble en couvent. Tel fut le cas de Théophane, d'Aspar et de bien d'autres au ix*" siècle. Ces transformations étaient même à cette époque si fréquentes que les Conciles durent lutter contre les abus. Pour une raison ou pour une autre, on élevait une maison religieuse, puis, un jour, on reprenait la fortune qu'on avait apportée, on vendait le bien du couvent ou on le léguait à d'autres ^ et les religieux se trouvaient ainsi dans de cruelles nécessités. Abroger de telles coutumes était un devoir auquel le Concile dit (( prima secunda o travailla, sans, du reste, y réussir. Mais l'abus était plus dangereux encore quand il prenait fantaisie à deux époux de se faire moines et de fonder un couvent dans leur propre immeuble. On avait alors un u monastère double », c'est-à-dire composé d'hommes et de femmes séparés seulement les uns des autres par de faibles barrières. Le danger était si grand que l'Eglise n'attendit pas le ix" siècle pour s'élever contre de telles habitudes, et, en vérité, elle paraît avoir été plus heureuse sur ce point que sur le premier, car nous n'avons pas, pour le règne même de Basile, de preuves certaines de leur existence ; mais leur disparition n'était, en tous cas, pas ancienne^. Pour l'ordinaire, l'érection d'un couvent se faisait en dehors de ville, dans une propriété qu'on affectait au service des religieux. Là, le fondateur érigeait une église centrale, autour de laquelle venaient, avec le temps, se grouper d'autres chapelles ou oratoires* : la demeure du donateur devenait le couvent et, comme par le passé, fermes et dépendances (uLSToyla) servaient au travail des champs et à d'autres usages, comme à la réception des étrangers et à la formation intellectuelle et morale des enfants (xaTaywvî.ov) ^. Si chacun de ces couvents vivait sous la direction d'un higoumène, le plus souvent, les couvents d'une même contrée formaient entre eux

1. Cf. pour toute cette question la thèse de M. Fenadou, « Des biens des monastères à lîyzance. »

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