LU). Pontif., II, p. 187, note 3o
A. Mansi, \vi, 2o3.
5, Pour le vi'= siècle, il existe une novelle de Justinien assez détaillée sur les prérogatives de ce personnage (Cf. Marin, op. cit., 170. C). \ it. S. Joami., ]). ^»3i.
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lion de rhigoumène, dont le signe distinclif était le bâton pastoral, et la communauté était fondée. Le choix de l'higoumène se faisait de manières assez diverses dans les couvents, suivant les droits du fondateur,, de l'évêque ou des moines. Le « typicon » indiquait, en général, la loi à ce sujet K En tous cas. depuis le concile de 80 1, il fut interdit à Tévéque de se nommer lui-même higoumène ou de placer quelqu'un d'autre à sa place K pas plus qu'il ne lui fut permis de fonder de nouveaux monastères avec l'argent de son évêché. C'était, en effet, pour un évêque peu soucieux de ses devoirs, un moyen commode de s'enrichir aux dépens d'autrui. L'évêque. tout en restant évêque, fondait un monastère, il en devenait l' higoumène et l'argent de son évêché comme du monastère, de cette façon, lui revenait. C'était la ruine des fortunes épiscopales. chose lamentable que le Concile dut interdire.
Cette exclusion indiquée, qui pouvait élire et être élu ? Si le couvent était libre, les religieux nommaient eux-mêmes leur supérieur. On choisissait, en général, un des dignitaires de l'ordre et plus d'une fois les Yies de saints nous apprennent qu'à son lit de mort, entouré de ses fils, Ihigoumène désignait son successeur au choix des religieux '-. Si le couvent, au contraire, se trouvait sous la dépendance de quelqu'un, que ce fut le Patriarche, le Basileus, un Evêque ou un particulier, l'élection devait être au moins approuvée par celui-là, quand il n'avait pas droit de présenter ou de choisir ^. De cette seconde façon de faire, nous avons plusieurs exemples pour le IX'' siècle qui semblent éclairer le procédé en usage. Lorsque sainte Théodora de Thessalonique se trouva trop âgée pour diriger sa communauté, l'archevêque de Thessalonique, Théodore, présenta à sa place {KpotS\rfir^) la fdle d'une pieuse femme, Théopiste, au choix des archimandrites flilarion et
I. Le typicon pouvait ùlrc de deux sortes. (Tétait soit renseiublc des règles d'un couvent, soit l'enscniblc des rèj^les liturgiques qui conuuandaient les otTices de l'année. L'élection de riiigouniène se trouvait dans les typica de la première classe. Du reste, au point de vue de la règle, en général, toutes se ramenaient à deux chefs principaux : à celle de S. Hasile ou à celle de S. Pacôme. On sait, par exemple, qu'au xi" siècle, le monastère fondé par Alexis Conmène « "^oj -.p'.XavOpwrou Xpi's'zoîj » vivait sous la seconde de ces régies (S ig m. byz., p. iSg). La règle de S. Basile était la plus généralement pratiquée. Au Sinaï les moines vivaient sous la règle de S. Antoine.