‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 277 sur 409 · VU. II Jonnn · texte numérisé non relu

VU. II Jonnn

Dorothée ainsi qu'à celui de l'ancienne supérieure et de toute la communauté, ce qui fut accepté K On le voit, il y a là deux choses bien distinctes : le droit de présentation qui appartient, dans ce cas, à l'archevêque de Thessalonique et l'élection. A cette élection prennent part les archimandrites — probablement le supérieur général des couvents grecs de cette contrée et le supérieur local — et la communauté. Il en alla de même lors de l'élection de sainte Irène. A la mort de l'ancienne supérieure, les religieuses s'en allèrent à l'église du couvent et de là chez le Patriarche pour qu'il leur donnât de sa main une abbesse qu'elles paraissent avoir auparavant désignée et qui était Irène -. C'est donc la même procédure, dans l'un et l'autre cas. Il y avait toujours élection de la communauté, élection accompagnée d'une présentation ou d'une approbation, suivant le personnage qui avait fondé le couvent ^.

Une fois nommé, l'higoumène jouissait d'une entière liberté dans l'administration du monastère. L'autorité ecclésiastique n'intervenait plus guère que dans les cas d'une certaine gravité. Le Patriarche conservait, en effet, sur tous les couvents, quels que soient leurs titres de fondation, un droit de surveillance et de correction. Cependant, pour les monastères libres, il ne pouvait pénétrer à l'intérieur de la clôture que s'il y avait eu infraction grave commise par un religieux *. En temps ordinaire la discipline était faite par l'higoumène lui-même. Néanmoins, à l'époque de Photius, l'autorité épiscopale se fit un instant sentir plus lourdement sur les couvents. Le Concile de 86 1 conféra à l'Evêque des droits qu'il n'avait pas eus jusqu'à ce jour, soit sur les années de noviciat, soit sur les déplacements des moines ''. Mais il ne semble pas que ces prescriptions soient demeurées longtemps en vigueur.

Le moine, en entrant au couvent, devait faire un noviciat de trois années. Ce noviciat, d'après les prescriptions du Concile de 86i, pouvait être abrégé pour de graves raisons et réduit à six mois ^ ; mais c'était une exception sans doute fort rare. C'est que la vie religieuse exigeait une longue préparation

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