‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 279 sur 409 · Can. II. Mansi, xvi, p · texte numérisé non relu

Can. II. Mansi, xvi, p

(). Vit. Joann., 34o ; Vit. Iren., p. 6o4.

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dans la vie religieuse d'alors et que, plus d'une fois, le moine n'avait de son état que la tonsure. Pour remédier à un état de choses fâcheux, le Concile exigea que le futur religieux reçût de son supérieur lui-même et l'habit et la tonsure comme marque de sujétion et d'obéissance. Ainsi entré dans la vie monacale, le religieux ne s'appartenait plus. Son temps était partagé entre la prière, les travaux manuels, l'étude. Elle était, du reste, très dure l'existence pour le moine fidèle. Sa nourriture se composait de pain et d'eau, d'olives et de quelques légumes cuits à l'eau ^ : souvent même, il jeûnait plus rigoureusement encore. Et, cependant, les offices de jour et de nuit^ se répétaient à intervalles fixes, longs et pénibles, accompagnés parfois de grandes mortifications ^, et cependant les travaux des champs ou ceux du monastère devaient aussi s'accomplir. Ces travaux, naturellement, étaient confiés à chaque moine suivant ses aptitudes. Les uns écrivaient, copiaient les manuscrits ou lisaient les Ecritures et les Pères* ; d'autres allaient conduire les bœufs et cultiver les terres ^ ; d'autres enfin s'occupaient à fabriquer de menus objets qu'on vendait ensuite à la ville la plus proche. Saint Théodore avait auprès de lui un parent qui tressait des joncs et faisait des paniers ^. L'auteur de la vie de saint Théodore d'Edesse nous a tracé le programme quotidien de son héros. C'est un tableau qui nous fait saisir sur le A'if l'existence d'un moine au ix^ siècle. Dès que le soleil était couché, saint Théodore commençait sa prière qu'il prolongeait jusque vers la onzième heure, au lever du soleil. Il s'en allait prendre alors une ou deux heures de sommeil, puis se relevait, faisait de nouveau une prière et jusqu'à la troisième heure travaillait à copier les Livres saints. A la sixième et à la neuvième heure, il récitait les hymnes et les prières propres à chacun de ces moments ; successivement il chantait vêpres et matines (Ajyv'.xoc Ouvoç ; vjxTcG'.val tpoa'l) et recommençait sa veillée de prière (àvpjTr^'la) ''.

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