Marin, op. rit.. 119, lao
i:t i.'empiuk byzantin 993
Un jour, un excellent moine du nom de Thomas s'en alla visiter saint Joannice. Au moment de partir le u bienheureux Père )), en guise de salut, lui prédit sa fm prochaine. Thomas, plein de foi en la parole du saint, distribua tous ses biens aux pauvres et mourut quinze jours plus tard K De son côté, lorsque Théophane se fit moine, il se dépouilla de tous ses biens, chose assez remarquable pour que son biographe le rapporte -. L'antique discipline avait donc, semble-t-il, besoin d'être restaurée. C'est ce que fit le Concile et ce que sanctionna Basile '^. Celui qui voulait entrer au couvent, devait auparavant mettre ordre à ses affaires, car, une fois moine, il n'était plus le maître de ses biens. La loi, cependant, pour formelle qu'elle paraisse, connaissait des exceptions. La preuve en est que si le religieux avait des enfants, il pouvait, même après son entrée en religion, partager son avoir entre ceux-ci. Bien plus. Dans le cas où il mourait intestat, la loi reconnaissait à ses héritiers naturels leur part légitime *. Il gardait même si bien quelque chose comme la propriété de sa fortune que s'il quittait son monastère, il était privé de ce qu'il possédait ^ : ce qui paraît indiquer, qu'en somme, le religieux gardait la nue-propriété de sa fortune. Seul l'usufruit, de son vivant, appartenait au monastère. C'était là, du reste, une des grandes sources de richesse du monastère. Parmi les moines, il y avait des riches et toujours, sur leur fortune, une part devait être faite pour le monastère, de même que chez les femmes, il semble bien qu'on exigeait une dot ♦^. Ces ressources n'empêchaient pas pour autant les couvents d'être souvent dans la gêne. Il leur arrivait même de ne pouvoir payer régulièrement les impôts. Le biographe de saint Eust'athios raconte qu'une année les choses fussent allées mal pour le monastère olympien dont il était le chef si de riches particuliers n'étaient venus à son secours '^. Quant à l'état social du futur moine, Basile ne paraît pas s'en être directement occupé. Ce sera l'œuvre de son successeur Léon, de régler cette délicate question qui pouvait mettre aux prises, en