‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 283 sur 409 · Prochir., xxiv, § 2, p. i · texte numérisé non relu

Prochir., xxiv, § 2, p. i

^. Ibid., S 3.

•"i. Ibid., S 4. Ferradou, op. cit., i3i et seq. G. Vit. Sandds Theod. Thessal., S 20, p. 12. 7. Vit. S. Eustath. p. 3-8.

certaines circonstances, l'esclave devenu moine et son maître légitime.

A côté et au-dessus de la vie cénobitique, nous avons dit qu'il y avait, dans la vie religieuse, Tétat solitaire. Auix" siècle, nombreux étaient les moines qui s'en allaient dans les lieux déserts mener une existence plus dure et plus recueillie encore qu'ils n'auraient pu le faire au couvent. Autour des monastères, cachés dans les montagnes, les solitaires s'adonnaient tout entier h l'oraison et a la pénitence. A cette époque, les stylites étaient beaucoup moins nombreux. Le plus célèbre, saint Luc, dont la colonne s'élevait tout près de Chalcédoine, au quartier d'Eutrope, paraît déjà une exception. La coutume était plutôt d'aller « de montagnes en montagnes )> comme saint Joannice, chercher la solitude et peut-être un peu de liberté K Là, les anachorètes - habitaient de très modestes u xéÀAat. » faites de feuilles sèches ou formées par une grotte et ils y passaient de longues années, ne descendant que rarement au monastère et pour de graves raisons. Mais pour pouvoir mener cette vie retirée et toute « angélique » d'une façon régulière, il fallait auparavant faire, comme les autres moines, son noviciat au couvent car c'était là, uniquement, que le futur reclus pouvait apprendre ce qu'il devait savoir : l'hymnodie, c'est-à-dire le psautier en tout ou en partie, l'ordre des oraisons pour les diverses heures du jour et de la nuit, la façon de lutter contre les esprits mauvais, autrement dit, la spiritualité ^. Alors on pouvait s'en aller vivre loin du commerce des hommes.

Tout au contraire des solitaires, les moines itinérants recherchaient la société du monde ; mais si les uns agissaient de la sorte par relâchement ou indépendance, les autres le faisaient par vertu. Les premiers n'avaient du moine que l'extérieur, les chevevix courts et probablement l'habit. S'ils étaient riches, ils vivaient dans leur famille et leur maison comme de simples laïques *. S'ils étaient pauvres, ils s'en allaient sur les routes et dans les villes mendier et compromettre la sainteté de leur

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