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énergiques ' n'étaient pas seules. Toute une littérature dogmatique et polémique naquit, sous le règne de Basile, pour confondre les récalcitrants et les ramener au bercail de l'orthodoxie. L'ouvrage de Pierre de Sicile - en est une preuve aussi bien que les travaux mêmes de Photius. Tous s'efforcent de montrer par l'histoire de la secte comme par son dogme et sa morale, la fausseté et la perversité de son action et de sa doctrine ; mais, fils de leur temps, forts, sans doute, des peines juridiques dont ils sentent appuyée leur argumentation, ils n'oublient qu'une chose dans leurs écrits, la parole de charité et de douceur qui seule va au cœur pour le toucher et le convertir. Ce trait de mœurs, du reste, nous le retrouvons à peu près dans tout l'effort apostolique de cette époque. Il était, en vérité, assez difQcile aux missionnaires orthodoxes d'agir avec quelque efficacité auprès des Pauliciens pour cette raison bien simple qu'ils étaient des ennemis politiques autant et plus que des hérétiques ; néanmoins notre idéal religieux moderne proteste contre cette absence d'amour. Il protesterait davantage encore si Pierre de Sicile n'était là pour nous dire que Byzance, dans le secret du sanctuaire, employait une arme plus évangélique pour la propagation de la foi : la prière, a Le dogme des Pauliciens était ignoré de presque tous les hommes, poison délétère qui se cachait; aujourd'hui ces choses sont connues, grâce aux prières, aux veilles, aux incessants efforts et au gouvernement très habile de nos pacifiques, orthodoxes et grands Empereurs ^. »
Cette politique violente à l'égard des Pauliciens n'était plus tout à fait de mise à l'égard des Juifs et des païens qui vivaient sur le territoire de l'Empire ; plus de mise non plus à l'égard des nations étrangères, barbares ou civilisées, qui avoisinaient la u Bomanie ». Là, l'œuvre du clergé grec fut plus féconde. Sans doute de part et d'autre, il y eut calcul et intérêt, presque toujours, dans l'offre et l'acceptation de la foi ; du moins ne se heurtait-on pas à des haines qu'aucun zèle ne pouvait
I. Il est impossible de savoir si les lois juslinicnnes reproduites au 1. 1, titre I, des Basiliques étaient encore en vi<ji:ueur à l'époque de Basile. Si elles l'étaient, la vie ne devait pas être facile pour les hérétiques. Ils n'avaient que deux solutions possibles à envisager : l'exil ou la conversion,