‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 299 sur 409 · Rambaud. op. cit., 2i5 cl j-ij · texte numérisé non relu

Rambaud. op. cit., 2i5 cl j-ij

3lO BASILE I

Quand la nécessité pressait, vite on s'unissait ; dès que le danger était passé, les difficultés surgissaient et la brouille recommençait. Les efforts tentés au ix*" siècle pour arriver à une réconciliation durable ne sont donc qu'un épisode de cette fastidieuse histoire. Alors l'Arménie se relevait de ses ruines passées; une restauration politique s'accomplissait, pleine de promesses pour l'avenir ; une rénovation religieuse se manifestait déjà riche en œuvres de piété. Comment Byzance n'aurait-elle pas profité de cet heureux état de choses pour chercher dans l'union religieuse la force nécessaire dont elle avait besoin pour combattre l'islamisme ? Photius écrivit donc successivement à Zacharie, catholicos d'Arménie, afin de l'engager à revenir à la foi de Chalcédoine et à Aschod, mais sans succès. La rupture était bien définitive, elle ne devait jamais se renouer '.

Si la foi d'un peuple se mesure jusqu'à^ un certain point aux œuvres qu'il entreprend pour la faire connaître et la faire adopter, elle se mesure aussi à la façon dont elle est pratiquée par ses fidèles. Lorsque le culte, sous ses formes les plus diverses, est vivant, lorsqu'il est populaire, il y a chance que la religion soit active et, par conséquent, efficace. Le culte extérieur est donc pour l'historien un phénomène social et religieux qu'il ne peut négliger. Cette étude pour Byzance a été dernièrement tentée par le P. Pargoire jusqu'à la période qui s'étend des origines à l'année 8A7. H n'y a donc pas lieu de la refaire, mais, simplement de la compléter peut être, à l'aide de quelques détails.

1. Catéchumènes et Baptême. — Au ix*^ siècle, l'institution des catéchumènes existe encore dans l'Eglise grecque -, et pour recevoir ces néophytes, comme au temps passé, il y a toute une liturgie. C'est que, — chose assez singulière — certaines anciennes coutumes ont continué à être adoptées. Si on porte

I. Petit Diction, de théolog. cathoL, art. Arménie, l. col. 1901, jt. Piorrc de Sicile, op. cit., p. i.'iG'i.

ET l'fmpiiœ a^ZA^TI^- .Sri

l'enfant à l'église assez vite après sa naissance, ce n'est pas, forcément, pour Ty faire baptiser. Saint Théodore d'Edesse, par exemple, fut conduit à l'église le quarantième jour après sa naissance. Il fut consacré à Dieu, mais point baptisé. Cette cérémonie eut lieu deux années plus tard '.

De là, pour de plus attardés encore, la raison et la nécessité de cette classe de fidèles. Mais, souvent aussi la cérémonie du baptême était jointe à celle de la réception des catéchumènes. Alors, après les interrogations d'usage, la profession de foi, les exorcîsmos par insufflation et les signes de croix sur la poitrine-, avait lieu le baptême. Le prêtre, revêtu de l'étole blanche et des manchettes (s-t.aàvî.xa), encensait la piscine {xoX'j^&rfi^oL) tandis que le diacre faisait une longue prière que le prêtre continuait à voix basse. Celle-ci achevée, le prêtre soufflait sur l'eau, la bénissait trois fois du doigt et poursuivait sa prière, commentaire parlé du rite qu'il accomplissait. Après cette première cérémonie sur l'eau en venait une seconde semblable sur l'huile, puis l'ofliciant versait l'huile dans l'eau par trois fois en forme de croix, tout en chantant avec la foule Valleluia. Lorsque c'était l'évêque qui officiait, un des prêtres lui présentait à ce moment le catéchumène que le prêtre oignait sur le front, la poitrine et le dos, de l'huile bénite, puis les diacres achevaient en lui oignant tout le corps. L'évêque ou le patriarche, à ce moment, s'avançait pour baptiser le néophyte, debout, tourné a ers l'orient, en récitant les paroles sacramentelles : Ba-TivSTat. 6 oojAoçTOJ Bsoj (6 Oîwa) » ^. Puis on revêtait le récipiendaire d'une tunique et la cérémonie du baptême était ainsi achevée. Immédiatement après, l'Eglise grecque confirmait le nouveau baptisé en traçant sur son front, ses yeux, ses narines, ses oreilles et ses pieds le signe de la croix avec le saint chrême * et ainsi finissait la cérémonie.

La messe. — La messe au ix'^ siècle est dite suivant les lituro^ies attribuées à saint Basile et à saint Jean Chrvsostome. A la

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