Ibid., Li, p. 3o4. Vasiljev. op. cit., p. 8i-8a
ET l'empire byzantin 335
C'est sur ce désastre que se termine tristement en Asie le règne de Basile. André fut rétabli dans sa situation première K En 885 Yasaman fit bien une nouvelle incursion sur le territoire byzantin, mais Basile ne paraît pas y avoir directement répondu. Comme au début de son règne, il chercha plutôt à contracter alliance pour lutter contre le péril arabe. Cette fois il se tourna du côté de l'Arménie. C'est vers cette époque, entre la fin de 885 et le commencement de 886, qu'il traita avec Achod (( son très aimé fils » en lui envoyant la couronne que déjà le calife venait de son côté de lui conférer -.
Les incontestables succès de Nasar en Occident ne pouvaient en aucune façon compenser la perte de Syracuse, i^a chute de cette ville marquait la fin de la domination byzantine en Sicile. Il ne restait plus aux Grecs que Taormine et quelques ports de secondaire importance. L'essentiel était donc désormais de protéger les possessions byzantines en Italie et de tirer profit de la prise de possession de la Calabre et de Bari. C'est à quoi Nasar s'employa à partir de 880. Reprendre Tarente, tel fut le plan de Basile et de son général. Une armée composée de soldats pris dans les thèmes d'Occident sous le commandement de Procope '^ et des légions de Thrace et de Macédoine sous celui de Léon Apostypos, fut envoyée en Calabre. Cette armée comprenait probablement environ 35, 000 hommes *. Les débuts de la campagne furent heureux pour Byzance. Nasar remporta une première victoire sur les Sarrasins d'Afrique à Stilo^. Malheureusement la mésintelligence se glissa vite entre Léon et Procope. Dans un engagement qui eut lieu aux environs de Tarente, Léon laissa écraser son collègue qui fut défait et tué. Le désastre, cependant, ne fut pas irréparable car Léon, seul chef des troupes, put entrer à Tarente et y installer une garnison byzantine. Néanmoins, son crime fut dénoncé à Constantinople. Il fut puni et exilé. On était en 880. Malgré ces légers succès, la situation des Sarrasins dans l'Italie méridionale restait solide. Ils conservaient en Calabre quelques places fortes et, ce qui valait mieux encore pour eux, l'amitié des princes