‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 322 sur 409 · Gay, op. cit., 12a · texte numérisé non relu

Gay, op. cit., 12a

virent des garnisons byzantines s'installer dans leurs murs. Reprenant alors le plan, une fois déjà ébauché, de relier ces places à Tarente reconquise et à Bari occupée, Nicéphore se mit à organiser la conquête en gagnant à sa cause les Lombards : « Xon seulement il sut les soumettre par des campagnes habilement dirigées, mais il usa de modération et de clémence. Il se montra juste, bienveillant et leur accorda la liberté et l'exemption des impôts K ))

Ainsi donc au moment où meurt Basile, la conquête byzantine a fait de grands progrès en Italie. Oublié des princes et des populations à l'avènement du Macédonien, le gouvernement de Byzance en 886 joue de nouveau un rôle important dans la presqu'île occidentale. S'il a perdu la Sicile, sauf quelques bandes de terrain au bord de la mer, il a reconquis Bari, Trente, la Calabre, u toute la région qui s'étend de la vallée du Crati aux environs de Tarente ainsi que la Lucanie orientale avec les vallées du Sinni et du Bradano au moins dans leur cours inférieur "-. » Son influence se fait sentir par ses fonctionnaires et son clergé — on fonde de nouveaux évécliés — comme par les princes qui viennent se ranger sous son autorité et reconnaître sa suzeraineté, Guaimar de Salerne, Guy de Spolète. l'évêque de Naples lui-même, le plus récalcitrant de tous, Athanase. En 88 1 il reçoit avec honneur le fils de Iladelgarius, prince de Béné vent, Gaideris, qui s'élait enfui de prison et s'était donné aux Byzantins. En S^\ ou 885 il lui confie le gouvernement de la ville d'Oria ^. Basile vieilli put donc mourir en paix. Il avait accompli en Orient comme en Occident une très grande œuvre militaire qui fut aussi une œuvre civilisatrice; il laissait l'ï^mpire plus fort et plus respecté qu'il ne l'avait reçu. Il ne dépendra que de ses successeurs de mener à bien l'entreprise si vigoureusement commencée par le fondateur de la maison macédonienne et de l'achever pour raffermir définitivement l'Empire byzantin ébranlé par les armées musulmanes.

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