‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 34 sur 409 · Cedreiius, 1024. Genesios, p · texte numérisé non relu

Cedreiius, 1024. Genesios, p

A. Cedicnus, 1024 ; Tlieoph. Cont., Vit. Mich., i, p. i04 ; Genesios, 1092.

5. Theoph. Cont., Vit. Midi., xviii, p. i84; xxv, p. i97,Cedrenus, io4o, io4i,

1049; Genesios, iioi. Il accompagna cependant Miciiel dans sa caiiipagne

b BASILE I

Mais rhommc qui. bientôt, allait devenir le Aral maître de l'Enlpire était le frère de l'impératrice. Bardas. Par l'intelligence, Bardas était supérieur à tous ceux qui l'entouraient. Ses ennemis eux-mêmes s'accordent à reconnaître en lui ' un habile diplomate, très versé dans les afïaires. très au fait de l'administration, énergique et volontaire à l'égard de sa sœur. Les qualités militaires lui manquaient, en vérité ; mais il avait pour le servir son propre frère. Pétionas -, et plus tard son fils, Antigone, qu'il créa domestique des scholes -^ l'un et l'autre, sans doute, destinés à l'aider dans ses ambitieux projets. Malheureusement, si brillantes que fussent ces qualités, elles étaient gâtées et neutralisées par une com[)lète absence de sciupule moral et c'est ce qui le perdit. De bonne heure son plan fut probablement arrêté. Laissant à Théoctistos le soin de se perdre en allant sur les champs de bataille i-ecueillir des défaites et à Pétronas le soin de lui prépaier, par Tannée, le chemin du trône, il résolut de s'insinuer dans l'espjit de son faible neveu en flattant ses instincts mauvais et sa vanité d'adolescent. Lui aussi fut jugé gênant au début de la régence et exilé de la cour; mais il avait des moyens d'arriver à l'oreille de l'enfant et. par l'intermédiaire de son ami Damianos *, il renti*a peu à peu en faveurs et revint à la coui'. Dès lors la voie était pour lui tout indiquée. Il fallait évincer Théoctistos et Théodora, déclarer Michel, majeur, et [)rendre la place delà régente pour de là se hisser sur le trône. Peut-être l^aidas aurait-il réussi dans son dessein si, d'une part, il n'avait trouvé sur sa route le jeune paysan qui allait être Basile l^', et si, de l'autre, il ne s'était pas aliéné beaucoup de sympathies par son immoralité même. Car sa sage administration — en dehors toutefois de la question financière — son amour de la justice^, son zèle pour les choses de l'esprit ** ne pouvaient pas contrebalancer l'impres-

d' Asie en 858 et le sauva du uiilieu des ennoniis. (Th. Gont., ] //. Mich., ch. XXIV, 19S, XXV, 197.)

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