‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 35 sur 409 · Gedrenus, p. io56. Theoph. Gont., Vit. Mich., xxx · texte numérisé non relu

Gedrenus, p. io56. Theoph. Gont., Vit. Mich., xxx

6. Gedren., p. io.'i9-io53. Geiiesios, luC) ; Theoph. Gonl., Vil. Mich., xxvi, p. 200.

Il I KMPIRE BYZANTIN -

sion fàcheiiso que raisaioul dans tous les milieux ses relations avec sa propre belle-tîlie, comme la persécution odieuse qu'il souleva contre le vénéré patriarche Ignace. Néanmoins, grâce à son habileté et à sa perfidie, au moment où Basile le Macédonien apparaît à la cour, Bardas est sur le chemin du trône et sappréle à renverser sa sœur l'Impératrice de concert avec son neveu Michel.

S'il est un reproche qu'on peut adresser à Théodora c'est bien celui d'avoir étrangement négligé, semble-fil, l'éducation morale de son fils. De bonne heure, elle le confia à un pédagogue taré * qui n'eut pas de peine à éveiller tous les mauvais instincts d'un enfant qui. naturellement déjà, n'avait guère de qualités. La légende, en vérité, raconte bien que l'Impératrice fit venir à Constantinople pour le donner comme compagnon à son fils, le futur apôtre des Slaves. Constantin-Cyrille : mais outre que le fait paraît très invraisemblable -, ce n'est pas la compagnie de ce pieux et chaste jeune homme qui aurait pu contrebalancer les détestables leçons de ses maîtres et les exemples plus déplorables encore des jeunes gens qui entouraient Michel. De bonne heure, en eftet, tout un groupe de « jjLaAaxo'. n s'attacha aux pas du souverain et flatta ses plus basses passions. Faible et insouciant par nature, il préférait les chevaux, les jeux, la chasse, au dur travail qui devait le préparer à continuer l'œuvre de sa mère-^ L'hippodrome avait pour lui des charmes tout particuliers et. jusqu'à son dernier jour, on put revoir à Byzance les scènes scandaleuses qui déshonorèrent la Rome de Néron : un empereur conduisant des chars aux cris de joie de l'assistance et faisant des cochers et des lutteurs en renom son habituelle compagnie. Naturellement ses mœurs privées étaient au niveau de ses occupations favorites. Dès l'âge de quatorze à quinze ans environ, il avait, indépendamment de son cortège de favoris, ime maîtresse qui. plus tard, devint célèbre en montant sur le trône : Eudocie, Ingerina. Théodora, pour rompre cette union illicite, dut, sur l'avis de Théoctistos, marier au plus vite son fils avec une autre jeune fille de meilleure réputation : Eudocie,

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