‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 359 sur 409 · Vil. Basil., ch. xxx, p · texte numérisé non relu

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transition au point de vue social. La période ([ui précéda son avènement avait été un temps de révolution sociale et religieuse. Arrivé au souverain pouvoir grâce un peu à cet état de choses, son premier devoir était naturellement de rétablir Tordre en s'inspirant du passé tout en conservant du présent ce qui lui paraissait légitime. Et c'est ce qu'il fit.

Ainsi donc, d'après les quelques rares renseignements que nous avons sur ce sujet, nous pouvons dire qu'à cette époque, la terre, source de toute richesse, était la propriété de deux grands seigneurs : la commune et le puissant. La commune était la réunion des habitants d'un lieu. Cette commune avait la terre qu'elle habitait en pleine propriété. Lorsque les Slaves, dès le vn^ siècle, vinrent s'établir sur le territoire de l'Em pire avec leurs femmes et leurs enfants ; lorsqu'au vni" et au ix^ siècle, les- Grecs, chassés de leur patrie par les guerres et l'invasion arabe, se réfugièrent sur les terres d'Empire inhabitées et incultes ; lorsque les Empereurs voulurent coloniser de vastes étendues de terre en friche et délaissées, chaque fois ce fut la u commune » qui prit officiellement possession du pays. Les chefs de famille se partagèrent la terre en parties égales. Chacun eut une parcelle, une « [i-spU » qu'il put cultiver en toute liberté. Ce fut une des formes de la propriété, une de celles qui avant comme après les Iconoclastes, demeurèrent toujours dans l'Empire byzantin. Mais, comme nous venons de le voir, la grande innovation législative des Empereurs hérétiques fut celle qui modifia la condition du paysan qui travaillait sur la terre d'autrui, du fermier en un mot. L'(( 'ExAoyr, » connaît, en eff'et, des fermages à prix fixes et annuels ^ On mettait en location soit une propriété entière, soit des parcelles séparées, comme des vignes. Ces fermiers étaient de deux sortes : ou bien ils cultivaient la terre du seigneur avec leurs instruments et leur argent : c'étaient les (( ^op-zizoLi )). Ils devaient, dans ce cas. le dixième delà récolte au propriétaire (une gerbe sur dix)-, ou bien ils cultivaient la terre avec l'argent et les outils du seigneur : c'étaient les u Y,|ji',a-£!.ao-Ta'l » fermiers qui devaient à leurs propriétaires la moitié des revenus qu'ils récoltaient ^. On comprend que ce système n'était pas

I. Zachariae von Lingcnthal, op. cit., 255. ^. Ibid. Skabalanovic, op. cit., 24 1.

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