‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 376 sur 409 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

ET l'empire byzantin Sq"

oii les murs, tantôt il en améliorait les matériaux: le plus souvent, il les décorait somptueusement. Beaucoup d'églises avaient encore au ix'' siècle leur toiture de bois. C'était non seulement pour rédifice. mais pour la ville, un graNC danger en cas d'incendie. Aussi l'empereur s'efforça t-il de remplacer le bois par la pierre. C'est ce qu'il fît entre autres à Sainte- \nastasie*. La charpente disparut pour faire place sans doute à une toiture d'un tout autre aspect. Une couverture de bois suppose, en eft'et. une église de forme basilicale-, sans voûtes, sans coupoles, sans lanternes. Or, il est peu probable, d'après les rares exemples de constructions du ix*" siècle qui soient parvenus jusqu'à nous, que transformant la toiture, on ait simplement recouvert en pierre l'ancienne église. On la modifia très vraisemblablement, suivant le type adopté depuis l'érection de Sainte-Sophie, en la dotant d'une ou de plusieurs coupoles telles qu'il en existe encore, par exemple à Saint-André et à la Chalkoprateia, toutes deux également refaites par Basile. Ces transformations avaient, du reste, leur raison d'être. De telles églises étaient, en efïet, très sombres. L'empereur en modifia donc l'architecture. Il fit construire de tous côtés, comme à la Chalkoprateia, des « apsides -). c'est-à-dire des arcs destinés à soutenir une toiture beaucoup plus élevée qui permit de donner plus de jour à l'église*^. C'est là. évidemment, l'histoire de la coupole du ix'^ siècle. Mais cette coupole n'est plus la large et haute demi-sphère de l'époque de Justinien. Si elle n'a pas encore la grâce, la délicatesse et la fine ornementation des petites coupoles du xn*" et du xur siècle qui sont presque de vastes lanternes, elle se rappioche déjà néanmoins de celles-ci. Plus large et plus massive que ces dernières, encore très surbaissée, généralement sans les hauts et sveltes tambours des époques suivantes, elle est encerclée à sa base par un mur épais qui lui sert tout à la fois de point d'appui et de contrefort, percé de fenêtres à formes régulières qui l'entourent comme d'une couronne et par où passe la lumière. C'est au ix'= siècle, à

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