‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 377 sur 409 · VU. Basil., ch. lxwii, p. '6'\o · texte numérisé non relu

VU. Basil., ch. lxwii, p. '6'\o

2. On trouvera un exemple d'une de ces basiliques reproduit d'après le man. de saint Grégoire de Nazianze (Parisinus 5io) dans Beylié^ /'//a6t7. byzant., p. 82.

3. Vit. Basil., ch. xcni, p. 356. Cf. Beljajev. Annuaire de l'iniversifé impériale russe d'Odessa. Partie byzantine, p. 85-io6. Année 189-2. \\ ultT. Die Koiniesiskirrhe in \icaa, p. 109 et iio et note 109-^

l'époque même de Basile, que cette architecture semble avoir été adoptée, intermédiaire entre la grande coupole de Sainte- Sophie et les lanternes postérieures >. Ine autre innovation, que .lustinien ne connut pas. fut aussi en usage à cette date. Ce sont les toits dorés comme à Saint-Elic le Thesbite -. Malheureusement cette décoration ne pouvait être de longue durée et déjà, au x" siècle, les neiges, les pluies, le froid avaient endommagé considérablement d'aussi délicats travaux.

Mais la grande œuvre de Basile, celle qui frappa surtout les contemporains, fut la construction de l'église dédiée à saint Michel -^ à Elie le Thesbite, à la Theotokos et à saint Nicolas et qu'on appela de bonne heure la a Nea ». Située dans l'enceinte du palais, à l'est de la demeure impériale, non loin de la mer, elle résumait à elle seule toute la magnificence de l'époque qui la vit construire. C'est que Basile avait toujours les yeux fixés sur son grand modèle, Justinien. Comme lui il voulut avoir sa Sainte Sophie, qui perpétuerait à travers les âges le souvenir de son nom et de sa splendeur. Peut-être aussi chercha-t-il à effacer la tache originelle qui souillait les débuts de son règne, comme à remercier cet Elie le Thesbite qui avait si bien prédit son avenir. Quoi qu'il en soit des raisons qui décidèrent Basile à commencer cette fastueuse construction, aujourd'hui malheureusement disparue, il est certain qu'il atteignit le but qu'il s'était proposé, celui d'étonner ses contemporains et ses successeurs. Commencée en 876, elle fut consacrée solennellement le I" mai 880*. Comme il était d'usage alors, l'empereur pilla pour sa construction les anciennes églises, voire même les maisons privées, fondant d'anciennes pièces d'orfèvrerie, arra-

1. Cf. p. e. les reproductions de Saint-André in Crisi, Sainte-Anastasie et Skripù (l^aspali, 3 18, 364 ; Slrzygowski, Byz. Zelt. III, i8()4, taf. I, p. 16).

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