‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 386 sur 409 · Labarte, op. cit · texte numérisé non relu

Labarte, op. cit

4. Il semble bien qu'il devait y avoir au moins deux coupoles puisque Constantin parle de la coupole orientale.

ET L EAIPIRE BYZANTIN 4o9

de cette chambre était particulièrement remarquable. \u milieu du sol s'étalait un paon magnificjue^ renfermé dans un cercle de marbre de Carie. Des rayons du même marbre formaient au dehors un second cercle plus grand d'oii partaient ({ quatre ruisseaux » de marbre vert de Thessalie s'en allant aux quatre angles de la pièce. Dans les compartiments formés par ces ruisseaux se trouvaient quatre aigles admirables et d'une imitation si parfaite qu'on les eût dit vivants et prêts à s'envoler. Les soubassements des murs représentaient, en mosaïques, des fleurs variées. Le plafond, enfin, qui était de forme carrée était probablement en bois tout lamé d'or. Au milieu la croix gemmée en verre de couleur verte, entourée d'étoiles et l'Empereur au milieu de sa famille, dans la position d' u orant », avec diverses inscriptions pieuses.

Indépendamment de ces constructions affectées à son usage personnel, Basile fît encore, à l'intérieur du grand Palais, élever d'autres édifices dont nous ne connaissons pas l'ordonnance, comme le trésor impérial, le garde meuble, les bains du Palais - et un triclinium près des galeries de Marcien, le Pentacoubouklon. Il fit enfin réparer la Chalcé tombée en ruine, l'orna magnifiquement et installa dans ce nouveau palais le tribunal « beaucoup plus auguste que l'Aréopage et l'Héliée^ ». De même, en dehors de la ville, il reconstruisit et embellit d'autres demeures impériales, à Mangana, à Pigi, à Hieria. Mais sur tous ces travaux, nous n'avons d'autre détail que la brève mention qu'en fait Constantin VIP. Malgré ces lacunes, on le voit donc, l'œuvre artistique de Basile a été immense. Prenant l'art au point où l'avaient laissé les princes iconoclastes, il lui a donné une nouvelle impulsion. De l'époque qui précéda son avènement, il garda les sujets d'ornementation profane que cette époque avait créés pour remplacer les motifs purement religieux, mais sous son influence, là comme ailleurs, la religion rentra triomphante et unit bientôt son inspiration propre à celle qu'elle rencontrait. L'inspiration profane, loin de disparaître, donna tout au contraire naissance aux grands sujets d'histoire qui s'en iront orner les demeures impériales et parti-

I. On sait que le paon était le symbole de l'immortalité. 3. VU. Basil., ch. xc, p. 35 3.

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