IhicL, ch. XXXI, p
\. Ibid., ch. xci-xcii, p, 353.
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culières de l'Empire, tandis que l'inspiration religieuse, profitant de la leçon, reproduira dans les églises et dans les monastères, avec les scènes de la vie du Christ, celles de la Vierge et des saints. Au point de vue du développement architectural, le règne de Basile est aussi une époque importante. De plus en plus on va abandonner la forme basilicale avec son toit de bois pour adopter Téglise à coupoles qui restera dans l'histoire de l'art la caractéristique de l'art proprement byzantin. Mais cette renaissance artistique qui aura son plein développement au x" siècle ne s'est pas fait seulement sentir en architecture et en peinture. Elle a agi sur les arts mineurs dont, en terminant, il faut dire quelque chose.
Un des plus beaux exemples de la miniature du ix" siècle est le fameux manuscrit de saint Grégoire de Naziance auquel on peutajouter un manuscrit du même Père qui se trouve à Milan, un Psautier en onciale daté de 862 actuellement à Pétersbourg, ainsi qu'un manuscrit des opuscules ascétiques de saint Basile daté de 880 et conservé dans la Bibliothèque du saint Synode à Moscou ^ . Le premier est orné de quarante-six pages illustrées 4ont quelques-unes, malheureusement, sont aujourd'hui fort endommagées. Sur ces quarante six pages, dix sont illustrées en forme de tableaux tenant toute la page. C'est tout d'abord le Christ triomphant assis sur un trône et « donnant sa paix « ; c'est ensuite Eudocie avec Léon Alexandre. « Comme au Kenourgion, les jeunes princes tenaient à la main le rouleau des lettres saintes-. » C'est Basile avec Elie et Gabriel. L'empereur était, sans doute, peint suivant les méthodes en usage chez les mosaïstes. Il porte une longue tunique de violet pourpre et le manteau impérial, le loron d'or, enrichi de pierreries et de perles. Ses pieds sont chaussés des brodequins rouges, signes de la toute puissance ^ ; sa tête porte le stemma. La parenté des compositions du Parisinus et des mosaïques du Kenourgion paraît donc ici comme assez probable. L'auteur
1. Parisinus, 5io ; Ambrosianus, 49-00 (Porphyre, 31C ; Amphil., 2-3. — 354 (ccxLi) Sabas 5 ; Amphil., 4-8. )Cf. Montfaucon, Paléogr. grecq., viii, aôo ; Labarte, Histoire des Arts industriels au Moyen-Age, m, 35 et scq. Omont, Fac-similés des miniatures des plus anciens manuscrits grecs de la Biblioth. nationale ; Tikkanen, Die Psalter Illustration ini Miltelalter.