‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 398 sur 409 · I. 17/. Euihym.y :>. cl · texte numérisé non relu

I. 17/. Euihym.y :>. cl

'2. Cerem., 119O.

3. Cerem., 041 et scq. Cf. Tlioopli. Cont., VU. Conslanl. Porpliyr., ch. lu, p. ',85.

\. Cerem., 1198. Il osl, on offot. plus probable, coiiinie le croit Reisko,

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attend à travers tous les âges, les parvenus impériaux si grands qu'ils aient pu être. Morts, la postérité les oublie pour ne se souvenir que de ceux qu'ils ont dépossédés.

Arrivé au ternie de cette longue étude sur la vie de l'Empereur Basile et sur le gouvernement impérial vers la fin du ix" siècle, il est possible, ce me semble, de dégager sans trop de peine, une conclusion assez intéressante. En somme, Basile I — tout comme Napoléon — a été l'homme d'un moment. A l'heure où il s'empara du pouvoir la Bévolution iconoclastique venait d'expirer. Celle-ci n'avait point été, comme on le croit trop aisément, une simple querelle Ihéologique, non pas même une simple lutte politique. Ce fut une véritable révolution, tout à la fois religieuse, politique et sociale qui naquit, comme tous les grands mouvements historiques, d'une idée et d'un besoin. Malheureusement, cette Révolution, ainsi que beaucoup d'autres, avait détruit d'un seul coup les anciens cadres dans lesquels se mouvait la société d'alors et n'avait pas su les remplacer. Au lieu d'une lente transformation des choses, elle avait essayé d'un brusque bouleversement et par là, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, jeté l'Empire dans les plus redoutables aventures. Aussi quand Basile monta sur le trône, dut-il, pour faire œuvre durable, chercher avant tout à rattacher le nouveau régime à l'ancien, faisant revivre les traditions passées tout en gardant de la période révolutionnaire ce qui pouvait et devait être gardé. Ce fut toute la raison de son retour au gouvernement de Justinien. Mais cela seul eût été encore insulfisant. La Révolution avait faussé tous les rouages administratifs, jeté dans les esprits le trouble et l'inquiétude, laissé grandir partout l'arbitraire et l'illégalité et fait péricliter au dehors l'honneur du nom romain. Malgré le règne, à certains égards bienfaisant du dernier Iconoclaste, Théophile, malgré les efforts de Théodora, il restait une œuvre immense à accomplir, Ce fut le but que s'assigna

que ce fut le sarcopliage do .Inslin que celui de Jnsfmien qui servit de dernière demeure à Michel.

Basile. Par la réforme des finances et du droit, par la solution du conflit religieux et la sévère administration de son gouvernement, il rendit à l'Empire le calme et le bien-être dont il avait besoin. Par l'organisation militaire cpi'il imposa à ses sujets et les victoires qu'il remporta, il rétablit le prestige extérieur de Byzance. Par l'impulsion nouvelle, enfin, qu'il imprima au développement artistique de son temps, il ajouta un nouvel anneau à la chaîne qui unit, par delà les siècles et les transformations politiques et sociales, la civilisation antique à la civili sation moderne. Sur un seul point son œuvre fut vaine et ses efforts stériles : ce fut son œuvre personnelle. Il paya le crime qu'il commit pour arriver au pouvoir, de la vie de Constantin, son fils unique. Par là s'éteignait sa véritable famille ; par là Byzance, durant deux siècles, allait avoir pour la gouverner, une maison impériale fondée sur un bâtard.

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