Theoph., p
'i. Jirecek, p. i45.
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monastère et s'était fait proclamer Empereur. Pour Byzance révènement n'avait rien que d'iieureux. Krùm, blessé sous les murs de Constantinople, au faubourg pératique de S' Marnas ^ fut obligé de lever le siège et de rentrer en Bulgarie, brûlant et saccageant tout ce qui se trouvait sur son passage. Andrinople qui avait vaillamment tenu tcte aux Bulgares, durant ces guerres interminables, fut, de nouveau, assiégée et cette fois tomba au pouvoir de l'ennemi. Les liabitants furent décimés et réduits en esclavage. Dix à douze mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, furent emmenés u sur les rives du Danube-. »
Parmi ces infortunés se trouvaient, avec l'évêque d'Andrinople. Manuel, les parents de Basile et l'enfant lui-même u encore dans les langes '^. » C'est là, en terre bulgare, que se passèrent l'enfance et la jeunesse du futur basileus. Il grandit aux côtés de son père et de sa mère Pancalo ^, à la façon, sans doute, des petits Bulgares, c'est-à-dire sans grande instruction. Constantin YII raconte que son père fut son unique précepteur et que s'il ne posséda pas, comme Achille, de Chiron pour Téduquer, ni de maîtres comme Lycurgue et Solon, du moins eut-il. ce qui est bien préférable, la sagesse paternelle pour guide dans l'acquisition de toutes les vertus ^. Et c'est probablement vrai. De culture intellectuelle, Basile en manqua toujours. Il ne sut même jamais écrire et, plus tard, quand sur le trône il voulut quelque peu s'instruire, comme Charlemagne, il dut s'adonner à un travail acharné. Malheureusement, l'éducation morale de ses parents, dont le zèle religieux était cependant plein d'ardeur, fut, elle aussi, sans grande influence sur la vie de leur fils. Moralement et intellectuellement l'enfant s'annonçait mal : seule, sa force physique pouvait lui ouvrir un chemin dans le monde et c'est ce qui arriva. La vie de ces déportés n'avait pas, du reste, que des charmes et de longs loisirs propres au développement de la culture littéraire. Il semble bien que pendant les premières années qui suivirent leur exil, l'existence leur fut relativement