Georg. Moine, 980-81. — Léon Cîramm
3. Vit. Basil., iv, sSa. A. \. S. S. .TnnNÏor, ',^1. fi. De Ceremon., p. imo8.
'). \ if. Rasil., VI, 23(3.
Vt\ BASILE I
douce. Non seulement ils étaient libres, en plein pays païen, de pratiquer leur religion, mais, en bons orthodoxes qu'ils étaient, ils cherchèrent à répandre autour deux l'Evangile ^ Du vivant de Kriim. leur évêque Manuel, aidé de ses compatriotes, convertit beaucoup de Bulgares à la foi ; mais à l'avènement d'Omortag ou Mortagon (819) - les choses changèrent. Les progrès du christianisme indignèrent le nouveau roi et la persécution commença. L'évéque Manuel mourut martyr avec beaucoup d'autres Byzantins parmi lesquels Basile put compter plusieurs de ses parents ^.
Ainsi grandissait et se développait Basile au milieu d'une famille dont il f'tait l'aîné et qui allait sans cesse se multipliant ^ tandis que sur l'Empire régnèrent successivement Léon V*r Arménien et Michel d'Amorion ^. Cependant la situation des exilés ne pouvait toujours durer. Depuis la prise d'Andrinople, les Basilcis avaient dû lutter sans relâche contre les Sarrasins et dans cette lutte ils avaient probablement oublié leurs lointains sujets captifs. Mais, heureusement pour eux, ils allaient bientôt trouver aides et protecteurs et rentrer en « Bomanie. » L'histoire de ce retour est, en vérité, fort obscure. La 1 7/« Basilii, Cedrenus, Zonaras<^ racontent qu'à la suite de défaites répétées, les Bulgares durent laisser partir les Byzantins. Georges Moine et Léon le Grammairien " donnent des détails plus précis, mais qui ne peuvent faire illusion. Leur incohérent récit montre avec évidence qu'ils ignoraient tout de la géographie comme de l'histoire bulgare de cette époque et que, sans doute, ils ont utilisé, sans la comprendre, une légende postérieure dénuée de toute réalité historique ^