Léon le Granmi., io
0. Vit. Basil., i\ , 282 ; Cedrenus, 1072 ; Zonaras, \vi, 29.
7. Georg. Moine, io4o; Léon le Gramni., ïoG4. Il faut noter loutefois que le texte de l'un est la copie identique de l'autre.
8. Léon le Gramm. et Georg. Moine racontent que sous le règne de Théophile (829-842) résidait en Macédoine un stratège du nom de Kordylès. Ce stratège avait un fils Bardas qui fut chargé de gouverner en lieu et place de son père les Macédoniens qui vivaient « au delà du Danube, zépav toj TtoTaixoC Toû Aavou6':&j ». Plein de jeunesse et d'ardeur, Bardas demanda à l'Empereur des vaisseaux pour ramener en leur pays les exilés, ce qui fut accordé. Afais « Baltimer » qui régnait alors sur les Bulgares s'y refusa et
Le seul point qui paraisse eerlaiu c'est que Basile avait vingtcinq ans quand il revint en Macédoine '. C'était pour lui le moment de se faire une situation d'autant plus que son père était mort quelques huit ou dix ans auparavant 2, laissant sa femme dans la gène et une nombreuse famille à élever. A l'aîné '^ incombait le soin de remplacer le chef de famille. Basile entra donc, d'abord, au service du stratège de Macédoine. Tzantzès ^ ; mais ce ne fut pas pour longtemps. D'autres lieux l'attiraient. Chez le gouverneur, en effet, il ne gagnait pas sa vie et. d'autre part, l'agriculture ne donnait rien ^. tandis que, disait-on, à Constantinople, ceux qui ont
la guerre fut déclarée aux déportés, Les Macédoniens mirent à leur této Kordylès et Tzantzès et leur succès fut complet. Ils tuèrent et firent prisonniers beaucoup de Bulgares. D'où alliance des Bulgares et des Hongrois. Sur ces entrefaites les Huns ou Hongrois arrivèrent et promirent aux Macédoniens de les laisser partir moyennant im tribut. Ce qu'ils refusèrent. Ils durent subir un combat, mais grâce à un certain Léon de la race des (( Gemostoi » ils purent regagner leur patrie. — Ce récit n'a évidemment aucun sens. D'abord qu'étaient ces Macédoniens qui vivaient au delà du Danube ? La Bulgarie d'alors s'étendait entre l'Isker et la mer d'une parf , le Danube et les Balkans de l'autre. Or l'autorité impériale s'arrêtait aux frontières macédoniennes, c'est-à-dire à la montagne qui séparait les deux Empires. Au delà du Danube, c'était le territoire des Petchenègues. De plus, vraisemblablement, les exilés devaient être cantonnés aux environs de Preslav, résidence habituelle du prince bulgare (Jirecek, p. i3i), si l'on en croit la légende de la pomme que le souverain donna, un jour, au jeune Basile (Vit. Basil., iv, 382). Du reste la Vit. Basil, fibid.) dit simplement qu'ils furent conduits dans le pays des Bulgares fibid.). Or, même en admettant qu'ils eussent été relégués dans la grande place forte des Bulgares, sur le Danube, à Drster (le moderne Silistria) — ce qui expliquerait l'emploi des vaisseaux — on ne saisirait pas bien pour autant la raison d'un gouverneur byzantin dans ce pays. îMais ce qui est plus grave c'est l'étrange confusion de noms donnés aux souverains bulgares. Dans l'espace de cinq lignes, Léon et Grégoire leur donnent deux noms ditTérents. C'est Baltimer qu'il faut, sans doute, identifier a^ec Vladimir, père de Syméon, connue le disent très justement Léon et Georges, mais qui régna de 8[\8 à 898 ; c'est Michel « le Bulgare », probablement le même que Boris clont le nom fut changé à son baptême et qui régna de 853-888. Il est vrai qu'on pourrait discuter sur ce Michel et refuser d'y voir Boris ; mais il serait étrange qu'on appela ainsi un autre personnage que le roi dans son propre pays. Vraisemblablement en Bulgarie tous les Michel étaient bulgares et si les chroniqueurs disent Michel « le Bulgare » c'est bien qu'ils voulaient parler du souverain lui-même. Cf. au sujet de l'histoire de Bulgarie à cette époque, le t. X du Bulletin de l'Inst. Arch. russe de Constantinople. Les fouilles d'Aboba.