Sym. Mag., xi, 717; Léon Gramm., loG
."1, 17/. Basil.. \ n. 280.
BASIT.E I
un peu de savoir-faire et d'habileté peuvent arriver à la fortune, aux honneurs, à la gloire K Pourquoi donc ne pas quitter le sol ingrat de Macédoine? Du reste, racontent les chroniqueurs byzantins, toujours grands amis du merveilleux, son étoile l'y conduisait et des songes comme des signes nombreux étaient là pour le décidera demander à sa mère ce lourd sacrifice -. >'avait-ellc pas révélé elle-même qu'un jour, ayant laissé son fils couché en plein soleil dans les champs, un aigle par trois fois était venu l'ombrager de ses ailes ? N'avait-elle pas vu, en un rêve, sortir de son sein a comme autrefois la mère de Cyrus » un arbre d'or immense, chargé de fleurs et de fruits d'or qui couvrait de ses rameaux la maison tout entière, et. une autre fois, Elie le Thesbite lui prédisant que Dieu donnerait à son « cher lils » le sceptre de l'Empire, l'exhortant par là à le laisser partir pour Constantinople ^ ?
Basile vainquit donc les hésitations et l'amour maternels et, un jour, prit le chemin de Byzance n'ayant pour toute fortune que sa force, son intelligence et son ambition *. Il arriva ainsi un dimanche soir dans la ville impériale, harassé de fatigue et couvert de poussière. Il franchit pour la première fois la « Porte d'Or » et s'en alla s'étendre sous le porche d'une église quelconque pour y dormir un peu. Cette église était celle du monastère de S^-Diomède que, plus tard, Basile devait magnifiquement faire restaurer en témoignage de sa reconnaissance car ce fut là que sa fortune naquit. Continuant leurs merveilleux récits sur les années de jeunesse du futur Empereur, les chroniqueurs ont, en effet, poétisé et embelli, au gré de leur imagination, ces humbles débuts de Basile. A les en croire, le martyr Diomède, dès les premières heures de la nuit, aurait éveillé brusquement l'higoumène du monastère, Mcolas, pour lui ordonner d'aller recevoir l'Empereur à la porte de l'église. Naturellement, le moine n'en fit rien, croyant avoir rêvé, et se rendormit profondément. Vn second appel n'eut pas plus de succès. Le saint alors, rempli de colère, frappa durement son serviteur qui se décida à sortir et à appeler « Basile » comme Diomède l'avait ordonné. Basile, fort surpris de cette étrange