Ibid., vin
'1. Ibid.
ET L FAIPIIŒ inZANTIX 37
intervention, se leva ponr répondre à riiigoumène qui l'emmena à l'intérieur du cloître où il lui fit savoir — non sans l'avoir honorablement traité — ce qui venait d'arriver '. La réalité fut sans nul doute, beaucoup plus simple et plus banale que celte gracieuse légende. Le plus vraisemblable est que Basile fit d'une façon quelconque connaissance avec Thigoumène Nicolas qui s'intéressa à lui et, grâce à ses hautes relations, le mit, comme Basile le désirait-, au service d'un grand seigneur, parent de l'Empereur, et peut-être stratège du Péloponnèse. Théophylitzès ^. Comme tous ses pairs. Théophylitzès avait autour de lui une véritable petite cour, modelée sur la cour impériale. Là. comme au Palais, on aimait les jeunes hommes beaux et forts, grands lutteurs et bons cavaliers. Basile ne tarda pas, dans un tel milieu, à se faire remarquer par toutes ses qualités physiques et à devenir le (( protostrator » chéri du maître ^. Aussi Théophylitzès le choisit-il, pour l'accompagner dans son gouvernement quand il se rendit à Patras '' afin de régler certaines affaires d'Etat. Dans cette province, comme un peu partout dans l'Empire, de puissantes maisons féodales commençaient à se former, par suite du relâchement de l'administration centrale et des incursions slaves de plus en plus fréquentes. Eloignées de Gonstantinople et du gouvernement impérial qui ne pouvait que très difficilement intervenir d'une façon efficace, ces maisons accaparaient toute la richesse du pays — le sol surtout et les esclaves — et bientôt de>inrent une véritable pépinière d'empereurs et de révoltés, redoutables à tous, à l'Empereur constamment menacé, à la province qu'elles appauvrissaient et réduisaient à un état voisin du servage.
A Patras, la grande famille des u ouvà-ro'. » était celle de la veuve d'un certain Daniélis. La fortune et la puissance de cette femme était telle, qu'elle aurait pu marcher de pair avec toutes les souveraines '^. Par sa situation, elle eut, sans doute, affaire avec Théophylitzès et par là même avec Basile qui, naturelle-
I. Vit. Bas., i\. 2A0 ; Gedreiius, 1078; Syni. Mag., \i, 717; Léon Gramm. io65.
■jt. Ibid., IV, 24U.