‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 61 sur 409 · Gencs · texte numérisé non relu

Gencs

5. Cedren., 1067; Gènes., 1 128 ; Tlieoph. Coiit., Vit. Mich., ch. xl, 221.

6. Le récit de Constantin Porphyrogénète et des chroniqueurs attachés à la cour est évidemment tout ditrérent. Pour eux, Basile ne fut pour rien dans le meurtre du César. La faute en doit être imputée à Symbatios seul. La Vit. Midi, fait intervenir Basile au moment décisif, mais en remarquant qu'il n'agit de la sorte que pour sauver l'Empereur menacé et mù uniquement par l'éminencc du danger et les suppliantes objurgations de Michel (ch. XL, 220, 221). La Vit. Basil, répète la même chose (ch. xvn, 253). D'autres chroniqueurs taisent tout simplement son nom.

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moine se faisant Fécho des pensées de beaucoup s'écria tout à coup : u Tu as fait un bon voyage, Basileus, tu as tué ton propre parent. Malheur à toi pour avoir fait cela. » Sur l'heure ce fut le moine qui fut malheureux ^ , mais sa prédiction ne devait que trop se réaliser et sans beaucoup tarder. Le premier soin de Michel fut, comme il l'avait fait autrefois pour Bardas, au lendemain de l'assassinat de Théoctistos, de combler Basile de ses faveurs. Incapable de diriger l'Empire de ses propres mains et n'ayant pas encore d'enfants-, il résolut d'élever Basile à la plus éminente dignité aulique en le créant « magistros et fds adoptif » d'abord, puis bien peu de jours plus tard, le dimanche de la Pentecôte, 26 mai, coempereur^. D'un bond Basile était monté plus haut que Bardas. Il obtenait ce que son ennemi avait toujours rêvé. La cérémonie fut, comme elle devait l'être, magnifique. La veille au soir, le protovestiaire impérial prévint Photius * de la fête qui allait avoir lieu. Immédiatement, à l'étonnement général, deux trônes furent dressés à Sainte-Sophie et le lendemain, devant la foule plus curieuse que sympathique. Michel s'avança, ayant à ses côtés Basile en habit de parakimomène. La procession arriva ainsi à l'iconostase et tandis que l'Empereur montait à l'ambon, ayant à ses pieds Basile, un u asecretis » Léon Castor, commença à lire la proclamation du Basileus. Il expliquait à son peuple qu'un complot avait été machiné contre sa vie par Bardas et que, sans ses fidèles serviteurs Symbatios et Basile, il eût été tué. Bardas avait reçu la juste peine de son crime. Basile désormais le remplacerait et allait être créé empereur. Tout le monde applaudit et Basile reçut la couronne aux cris de u Longues années à Michel et à Basile^ ! »

De tout cela, cependant, un homme n'était point satisfait. C'était ce pauvre Symbatios que Basile avait si bien joué. Furieux de voir son titre de César lui échapper, il demanda à être nommé stratège du thème des Thracésiens *'• et abdiqua sa

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