‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 64 sur 409 · Tieorg. Moine Goiit., 1068; Syni. Mao., \lviii · texte numérisé non relu

Tieorg. Moine Goiit., 1068; Syni. Mao., \lviii

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son activité, faire face à tous les dangers qui menaçaient l'Empire et lui donner le calme et la prospérité dont il avait besoin après la rude secousse iconoclaste. Mais c'était là l'œuvre d'un homme et l'ordre qui. grâce à lui, semblait régner partout était en réalité plus superficiel que profond. L'anarchie était toujours prête à renaître. D'abord la question religieuse avait provoqué beaucoup de mécontentement et les esprits se trouvaient très divisés. Dans le clergé comme parmi les dignitaires de l'Empire, à la ville comme à la cour, il y avait deux camps bien tranchés : les uns, partisans d'Ignace, les autres de Photius ; puis la conduite de Michel III n'était guère faite pour lui gagner des sympathies. Très vite, les gens de bien furent écœurés de ses désordres et se déclarèrent contre lui K Enfin on avait toujours à redouter les ennemis du dehors : Arabes. Bulgares, auxquels étaient venus se joindre les Russes, en juillet 860. Aussi, comprend-on facilement l'inquiétude qui s'empara de Byzance à la mort du César. Son énergie et son autorité avaient pu endiguer tous ces éléments révolutionnaires et les empêcher de détruire l'ordre établi ; mais lui disparu, on pouvait craindre les pires malheurs. Michel, en effet, était incapable de se faire respecter. Il n'essaya même pas. Dès son retour à Byzance, il reprit sa vie accoutumée et ses plaisirs favoris. Toujours retiré dans son palais de S'-Mamas, situé en dehors de ville, près de son cirque privé, il continua à s'occuper exclusivement de ses chevaux et de ses courses et à ouvrir largement à ses amis — cochers et courtisans — le trésor impérial. Ni les désordres intérieurs, ni les bruits de guerre ne pouvaient parvenir jusqu'à lui. Il ne tolérait même pas qu'on vint lui en parler '-. Et puis, à son dévergondage moral se joignait son incrédulité bien connue et si déjà on trouvait ses compagnies habituelles, scandaleuses, on lui pardonnait encore bien moins ses parodies grossières des plus saints mystères de la Religion et ses plaisanteries de mauvais goût sur l'Eglise et le clergé. Constantinople, divisée sur la personne du patriarche, ne l'était plus sur la question dogmatique et sa piété traditionnelle, qu'en l'occurrence, la superstition et la crainte des vengeances célestes venaient exalter, était toute prête à se révolter

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